Retrouvez toutes les informations sur la campagne municipales dans le 12ème sur le site de campagne : http://www.micheleblumenthal.net
Ségolène Royal a affirmé samedi à Paris que la gauche devait "déculpabiliser le droit à la réussite personnelle" et se préoccuper davantage "des classes
moyennes".
L'ex-candidate socialiste à l'élection présidentielle a souhaité dissiper "trois malentendus" entre la gauche et les Français, à la séance de clôture de trois jours de réflexion sur le thème
"inégalités et justice sociale", organisées à la Maison de la chimie par l'Institut Edgar Quinet.
Selon Mme Royal, très applaudie par un parterre de plus de 1000 personnes, "la lutte contre les inégalités ne se réduit pas à la lutte contre l'exclusion, elle doit aussi englober les classes
moyennes" que le discours de la gauche "a mises mal à l'aise".
La présidente de Poitou-Charentes a souhaité que la gauche insiste sur le besoin de "faire repartir l'ascenseur social, en faisant bien comprendre aux catégories moyennes que la gauche s'adresse
à elles".
Deuxième malentendu à lever, "la lutte contre les inégalités n'est pas une remise en cause du droit à la réussite individuelle". Selon Mme Royal au contraire,"la mission de la gauche est
d'universaliser le droit à la réussite personnelle". "La gauche doit non seulement le permettre, mais le déculpabiliser et même l'encourager" car son objectif "n'est pas le nivellement mais
l'épanouissement de la personne".
Enfin, il faut combattre l'idée que la justice sociale serait "un frein à la création de richesses". C'est à l'inverse "un facteur de croissance (...), le synonyme de
l'esprit d'entreprendre et du goût du risque".
Pour la responsable socialiste, il faut "repenser la question des inégalités de façon un peu provocatrice". "Ce n'est pas renoncer à nos racines", a-t-elle dit, citant Jean Jaurès.
Organisateur de ces journées, l'eurodéputé Vincent Peillon, proche de Mme Royal, avait réuni à la tribune, outre l'ex-candidate, François Rebsamen, n° 2 du Parti socialiste, les strauss-kahniens Pierre Moscovici et Marisol Touraine, les députés Gaëtan Gorce ("rénovateur") et André Vallini (proche de François Hollande).
Estimant qu'on assistait aujourd'hui au développement d'"une forte demande de promotion individuelle" et même de "montée de l'individualisme", M. Moscovici a appelé les socialistes à ne pas être "conservateurs", en critiquant "une forme d'immobilité sociale".
M. Gorce a préconisé "un audit" de "toutes les politiques de redistribution et de solidarité" et "une réforme en profondeur des services publics et de la protection sociale" pour qu'ils "répondent aux objectifs qui leur ont été assignés". Comme il faut "stabiliser les prélèvements obligatoires" alors que "les besoins sociaux augmentent", "nous serons amenés à faire des choix".
Selon Mme Touraine, "l'une des principales erreurs de la gauche a été de laisser la droite préempter ce beau mot de responsabilité"
M. Peillon a exhorté la gauche à "retrouver la tradition perdue et oubliée du socialisme français" qui est "l'héritier du libéralisme, au sens politique du terme, et le meilleur accomplissement du libéralisme".
Pour en finir avec "les discriminations négatives" engendrées selon lui par des politiques redistributives non discriminantes, il a prôné "des politiques différenciées selon la situation des uns et des autres".
M. Peillon a invité M. Moscovici à rejoindre le combat pour la rénovation du PS. "Il faudra que Pierre soit des nôtres", a-t-il dit
La vidéo de l'intervention de Ségolène Royal :
http://www.dailymotion.com/segoleneparis/video/x43ttz_segolene-royal-extraits-interventio_politics
Ségolène Royal travaille à structurer ses équipes et à concevoir un projet en vue du congrès.
Rien qu'avec «de l'huile de coude » , dit-elle. Décidée à réussir les étapes qui la mèneront au prochain congrès du PS, Ségolène Royal s'organise. Ses partisans le lui réclamaient. «Ensuite, le petit bateau va se mettre en route » , dit-elle dans le train qui la ramène d'Alsace, où elle a soutenu mardi les candidats aux municipales.
Rien de trop contraignant quand même, sinon Ségolène Royal ne serait pas elle-même. «Sa personnalité est radicalement incompatible avec les organigrammes», affirme un proche. L'organigramme de son équipe sera donc «ouvert», explique l'ancienne candidate à la présidentielle. Il n'y aura pas de porte-parole exclusif du courant royaliste, mais plus de coordination : on va «organiser la prise de parole», promet-elle.
Pour ne froisser aucune sensibilité parmi les politiques qui l'entourent, le rôle de chacun ne sera pas inscrit dans le marbre. Mais son ancien directeur de campagne, Jean-Louis Bianco, continuera, outre ses analyses sur les dossiers de fond, de lui organiser des déjeuners avec des parlementaires dans ses locaux du boulevard Raspail, autour d'un plateau-repas. «Je ne connais personne qui refuse», dit-il. Dans sa quête de rassemblement, la présidente de Poitou-Charentes a ainsi noué des contacts avec certains députés, y compris parmi ceux qui avaient soutenu Laurent Fabius lors de la primaire interne…
Tandis que François Rebsamen, spécialiste des fédérations du PS, est accaparé par sa campagne à Dijon, Vincent Peillon joue un rôle de pivot. «J'organise l'organisation», résume-t-il. David Assouline, Aurélie Filippetti ou Delphine Batho continuent de figurer dans le premier cercle qui se réunit le mardi matin. Des contacts ont été pris avec Manuel Valls.
Les plus proches demeurent cependant Sophie Bouchet-Petersen, la conseillère politique, et Jean-Pierre Mignard, qui a pris la présidence de l'association Désirs d'avenir. Comme directeur de cabinet à Paris, Ségolène Royal a recruté un jeune énarque, Cyril Piquemal. Elle s'est aussi adjoint les services d'un nouveau conseiller, Philippe Guibert. Pour financer ses locaux du boulevard Raspail, elle cherche à élargir le cercle de ses contributeurs. Pour l'instant, c'est Pierre Bergé qui la soutient financièrement.
«Un groupe des 20»
Structurer les équipes, c'est une chose. Mais pour faire la différence, Ségolène Royal doit démontrer qu'elle a travaillé son projet. Là aussi, elle s'organise. Avec le sociologue Alain Touraine, elle prépare un livre «d'échanges».
Début février, elle a prévu une «séquence économie» pour faire la preuve de sa solidité sur les dossiers de fond. Après une série de conférences à Harvard, elle sera l'invitée du Cercle des économistes et du club Croissance plus. Dans la foulée, elle annonce la mise en place d'un «groupe des 20» (voire plus) rassemblant des économistes, des historiens ou des personnalités du monde de la culture chargés de faire émerger de nouvelles idées pour la gauche. Philippe Aghion, professeur d'économie à Harvard, devrait l'animer. Sur les dossiers internationaux, Royal compte mettre en place une «cellule diplomatique». Elle consulte aussi régulièrement l'ancien ministre Pierre Moscovici. Enfin, elle a mis en place des groupes de travail thématiques : sur l'entreprise ou les relations avec le monde musulman. L'ancienne candidate s'est intéressée aux réflexions d'Hakim el-Karoui sur «la désoccidentalisation du monde».
Tout est donc en ordre de marche pour une conquête du PS. Certains de ses proches, comme Peillon, Bianco ou Filippetti, sont prêts à «aller vite».
Pour tenter de sortir de ses divisions entre pro et anti européens, le parti avait décidé lors d'un vote majoritaire au Bureau national de se prononcer en faveur du mini traité porté par Sarkozy. Mais voilà ses membres épars, disloqués sur les modalités. Car, comme vous le savez, il faut une ratification par la majorité des trois cinquièmes des parlementaires au Congrès de Versailles. Or les socialistes, souvenez-vous, étaient favorables à la procédure référendaire. Beaucoup sont prêts à y renoncer. Mais certains voudraient, au nom du respect de la démocratie, ce qui est une noble exigence, boycotter la grande réunion des élus du peuple, mais cela reviendrait à favoriser l'adoption de cette procédure. A l'arrivée, nous avons donc des nonistes Canal historique qui veulent se rendre à Versailles pour imposer le non au mini traité et des ouistes résolus qui veulent boycotter Versailles pour ratifier le oui. Vous n'y comprenez plus grand chose ? Nous non plus. Sinon que cette confusion fait le jeu de Nicolas Sarkozy qui avait ainsi prévenu un de ses interlocuteurs socialistes, André Vallini : « Je vais vous niquer ! ». Ce président est, comme l'a dit Tony Blair devant les troupes gauloises de l'UMP, « très énergétique en tout domaine ». Il « nique » les socialistes avec l'Europe, avec la suppression de la publicité sur France 2, avec la réforme de la Constitution, avec la politique de civilisation d'Edgar Morin, etc. Bref, il « nique tous azimuts » pour la plus grande rage des responsables socialistes qui confient, comme Julien Dray : « C'est un mauvais moment à passer ». Après les municipales, victorieuses bien sûr, ça irait mieux, beaucoup mieux.
A la vérité, ça va déjà mieux, beaucoup mieux pour Ségolène Royal qui réussit à émerger de cette confusion en s'imposant comme l'adversaire numéro 1 du président, appliquant ainsi le bon vieux principe de son maître Mitterrand, cogner, cogner encore, cogner toujours sur le chef du camp d'en face. C'est la « Dame Blanche » qui frappe le plus fort pendant que les dirigeants socialistes s'abîment dans leurs divisions.
La première elle a moqué, stigmatisé ce chef de l'Etat qui « faisait son Mickey à Disneyland », qui faisait du manège pendant que les Français se serraient la ceinture. La première, elle a senti que le style bling-bling du président, que l'affichage de son bonheur clinquant serait insupportable alors que les Français, eux, connaissaient des difficultés très prosaïques. Quand elle brocarde Nicolas Sarkozy « en Louis XIV qui offre aux manants le déjeuner du roi, le petit-déjeuner du roi, le coucher du roi, les maîtresses du roi », les Français applaudissent. Il s'est produit un basculement qu'elle avait pressenti. Depuis Noël, le petit monarque exaspère avec sa prétentieuse pavane quand les résultats promis ne sont pas au rendez-vous.
On regarde avec plaisir cette Ségolène Royal qui se lâche, qui a l'œil qui frise, qui s'est refait une santé, une beauté. Les stars ne meurent jamais mais elles peuvent avoir des éclipses ravageuses dont elles sortent abîmées, éteintes. Quand Ségolène Royal brille, on dirait qu'elle a rallumé la lumière de l'intérieur. Le désir de revanche sans doute. Mais quand on la suit sur le terrain comme à Saint Brieuc dimanche dernier, on voit ce miracle s'accomplir : elle rit, elle fait rire des gens qui accourent à nouveau pour la voir, la toucher, la photographier. Quel spectacle ! On a pu vérifier ainsi ce week-end que sa progression dans les sondages, plus forte que celle des autres personnalités de gauche (+ 7 % selon la Sofres, + 4 % selon Ipsos-Le Point à paraître) correspond vraiment à un regain de faveur sinon de ferveur. En dépit des manœuvres d'appareil pour la contrer, la Royal redevient… royale. Et la « royalite » sévit de nouveau. On vient lui faire quasiment bénir un handicapé, on lui confie les malheurs de sa vie qu'elle soulage d'un regard doux. C'est toujours Sœur Sourire. Bon, bien sûr, elle est aussi candidate à la direction du PS. Alors elle choisit ceux qu'elle soutient aux municipales : des ségolénistes mais aussi des non ségolénistes. Elle veut préempter la victoire qu'elle croit sûre. Elle est en marche. Elle évite les bourbiers partisans et elle lévite. Plus les socialistes s'enfoncent, plus elle s'élève.
Lors de la réunion des comités Désirs d'avenir de Paris qui s'est tenue le 26 juin dernier, en présence de Ségolène Royal aux Blancs Manteaux, des groupes de travail se sont créés pour contribuer, sur le fond, à la rénovation engagée par le PS et la Gauche.
Désirs d'avenir PARIS vous invite aujourd'hui à participer à la restitution des travaux de ces groupes et à venir débattre avec eux le
à l'AGECA, 177 rue de Charonne 75011 Paris
(Métro Alexandre Dumas Ligne 2
Charonne Ligne 9
Bus Charonne/Philippe Auguste Ligne 76
RER Place de la Nation)
Les locaux sont accessibles aux handicapés
La soirée sera conclue par un moment convivial au cours duquel nous partagerons la traditionnelle Galette des Rois.
Merci de diffuser largement cette information.
Désirs d'avenir Paris
Les groupes de travail qui présenteront leurs travaux sont :
* Repenser les valeurs et l'identité du PS, animé par Elisabeth Cazy et Marie-Christine Weiner
* La place de la culture dans le projet de la gauche, animé par Dominique Brard et Pascal Lombardo
* Le nouveau pacte économique et social et l'entreprise, animé par Fabien-Pierre Nicolas, Razak Ellafi, Marc Dupuis, Jean-Marc Roussel
* L'intelligence en partage : éducation, recherche, innovation, animé par Michel Perez.
(Les synthèses de leurs réflexions seront très prochainement téléchargeables sur le site )
Le groupe de travail Justice et Sécurité animé par Sivane Seniak présentera également ses thèmes de travail pour 2008.
Je viens de me rendre dans le service de cancérologie du Professeur Agnès Levy de l'hôpital Necker, plus particulièrement dans le service de la moelle osseuse.
Une réunion de travail avec tous les personnels hospitaliers de ce service a eu lieu pendant deux heures.
J'ai constaté une fois de plus que les heures supplémentaires accomplies ne sont pas rémunérées. Les infirmières ont déclaré qu'en fait, elles travaillaient plus pour gagner moins.
L'hôpital public a besoin d'une réforme sérieuse et globale.
Cette visite fait suite à une série d'autres (entreprises, pompiers, associations) à la suite desquelles, j'ai donné une interview à VSD dont vous trouverez ci-dessous le texte.
Ségolène Royal
VSD.
Le 31 décembre, vous vous êtes rendue dans une caserne de pompiers, à Paris. Le mot d’ordre affiché dans la salle d’appels – altruisme, efficience, discrétion – vous a frappée. En quoi ?
Ségolène Royal.
Il s’agit de belles valeurs qui devraient aussi correspondre à l’action politique ! Altruisme signifie se mettre, avec générosité, au service des autres, ce que nous faisons. Efficience renvoie à la nécessité de l’efficacité.
Or, les Français attendent des résultats de l’action. Discrétion est sans doute la valeur qui manque en ce moment. Elle rappelle chacun à son devoir de pudeur. Traditionnellement dans la fonction publique, il existe une réserve républicaine, malheureusement en voie de disparition. Il faut la réhabiliter. Je forme le vœu que la vie politique revienne à plus de discrétion, de réserve et de rigueur.
VSD.
Depuis quelques semaines, vous vous faites plus présente sur le terrain. Ces ren-contres avec les Français vous paraissent-elles une façon efficace de vous opposer à Nicolas Sarkozy ?
Ségolène Royal.
Mon problème n’est pas de m’opposer systématiquement à lui, mais je constate qu’aujour-d’hui le pays a besoin d’efficacité dans les résultats de l’action politique. Aller sur des territoires, dans des entreprises ou avec des associations qui connaissent des difficultés oblige le pouvoir en place à bouger. Par exemple, après ma visite dans l’usine Charles Jourdan au contact du désespoir des salariés, le ministre a fait une réunion de travail. Tant mieux. Cela me permet aussi de faire des propositions pour que la France retrouve de nouvelles raisons d’espérer et d’entreprendre.
Car on sent monter une profonde inquiétude : le moral des ménages est au plus bas, une enquête sur les jeunes montre que les Français sont parmi les plus pessimistes d’Europe. Face à l’espérance que soulève une élection présidentielle, quel que soit le candidat qui l’a emportée, les gens attendent qu’il se passe quelque chose. J’ai été une des actrices principales du dernier scrutin présidentiel, et ma responsabilité me conduit à donner toute mon énergie, à faire pression afin que ça bouge vraiment et que la politique se montre plus efficace.
VSD.
Vous avez l’impression que l’action jusqu’à présent mise en œuvre par le président n’a pas porté ses fruits ?
Ségolène Royal.
Mais nous le voyons tous. Je souhaite que la France réussisse et obtienne des résultats qui vont dans le bon sens. Or, on assiste à un creusement des inégalités, avec les mesures fiscales par exemple. Le contre-choc commence à être ressenti. Nicolas Sarkozy a pensé que, en enrichissant les plus riches, leur croissance allait entraîner tout le monde. Ce n’est absolument pas ce qui se passe : on a les inégalités sans la croissance. Il faut essayer autre chose et, notamment, repenser les relations dans l’entreprise.
VSD.
Vous vous portez candidate à la tête du PS. Pourquoi faire cette annonce avant les élections municipales, au risque de voir vos opposants vous accuser de semer la désunion ?
Ségolène Royal.
Je n’ai fait aucune annonce de cette nature. Et je refuse les polémiques du passé. J’ai simplement expliqué que, jusqu’en décembre, j’avais conduit une première étape, durant laquelle j’avais travaillé à mon rythme. J’ai eu aussi besoin de me reposer, d’écrire le bilan de la campagne. De plus en plus de personnes me demandaient pourquoi je ne parlais pas. Pourquoi je ne suis pas à leurs côtés pour avancer. Donc, j’approfondis le tra-vail avec tout un groupe, car je crois qu’il est de ma responsabilité, avec d’autres, de mettre un potentiel au service du rassemblement des socialistes, y compris ceux qui n’ont pas été à mes côtés. J’espère parvenir à les convaincre qu’il faut accélérer les propositions concrètes. C’est le silence et l’inaction qui seraient coupables !
VSD.
Comment ?
Ségolène Royal.
En travaillant en équipe, en me déplaçant. Je voudrais encourager une nouvelle génération et donner de nouvelles raisons d’espérer. La France possède un potentiel, elle mérite beaucoup mieux que les résultats économiques et les régressions sociales dont nous souffrons aujourd’hui.
VSD.
Allez-vous soutenir la candidature de Bertrand Delanoë ?
Ségolène Royal.
Bien sûr. Je souhaite très vivement sa réélection, car c’est un excellent maire pour Paris. Je serai à ses côtés autant qu’il le voudra.
VSD.
Quel est actuellement votre état d’esprit ?
Ségolène Royal.
Serein et studieux. Je suis entourée d’amis fidèles et de conseillers talentueux. Nous regardons vers l’avenir sans polémiquer avec qui que ce soit. Je préside une région innovante et c’est très gratifiant parce que très concret. Je vais rencontrer les Français qui bougent en allant soutenir des candidats aux élections municipales. Je reste persuadée que c’est dans le mouvement que nous gagnerons de nouvelles mairies, car les Français ont besoin de sentir qu’il existe d’autres façons de faire, d’espérer et d’entreprendre par rapport à la fin des illusions et des slogans sans lendemain.
Recueilli par Marie-Aude Panossian
"Ce qui nous a frappé, c'est qu'il n'y a eu aucune phrase, aucun mot sur le bilan de ces sept mois", a-t-elle déploré lors d'un point presse.
"Un président responsable, c'est un président qui rend des comptes", a-t-elle renchéri.
"Pour l'instant, on a eu un président de la République qui a été le propre commentateur de son action". Elle a demandé à M. Sarkozy de supprimer son paquet fiscal et "d'utiliser cet argent pour doubler la prime pour l'emploi".
Tenant entre ses mains le programme du candidat Sarkozy pendant la campagne présidentielle, la présidente PS de la région Poitou-Charente a rappelé sa promesse d'augmenter de 25% le minimum vieillesse. "Je lui demande de tenir cette proposition très concrète", a-t-elle dit.
AP ir/cre/mw
"Il faut d'abord gagner les municipales mais il ne faut pas tarder et ne pas attendre novembre. C'est tard", a déclaré M. Bianco sur i-Télé.
"Le PS a besoin d'un leader. Ce que Ségolène Royal a de plus" que Bertrand Delanoë, c'est "une capacité de bousculer les tabous, à regarder la réalité comme elle l'est, à imposer des nouveaux thèmes", a-t-il affirmé.
Citant les positions de l'ancienne candidate à l'Elysée sur la réduction du temps de travail, la Nation ou la sécurité, M. Bianco a jugé qu'elle avait "ouvert des voies dont (il) constate qu'au PS beaucoup les partagent".
Il a enfin estimé que Mme Royal n'aurait pas une légitimité moindre que M. Delanoë si ce dernier remporte les municipales à Paris car "la légitimité, on l'a quand on a fait le meilleur score jamais fait par un candidat de gauche".
En outre, "dans les sondages, elle est régulièrement citée par les sympathisants de gauche comme la plus capable de porter la rénovation, de redonner un PS attractif qui réponde aux besoin des gens", a-t-il ajouté.
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Vous envisagez désormais de prendre les rênes du PS, mais ne vous en êtes-vous pas tenue
trop éloignée depuis l'élection présidentielle ?Ségolène Royal. Je ne le crois pas. J'ai profité de ces quelques mois pour lire, écrire le bilan auquel je m'étais engagée*, travailler sur le fond et accepter des invitations politiques à l'étranger. Et à chaque fois avec des élus et des responsables socialistes ! Et consacrer du temps à mes enfants et à mes amis. Cette respiration était nécessaire. Du coup, cela a créé une interrogation sur mes projets. Certains m'ont crue anéantie. Eh bien non ! J'ai beaucoup réfléchi, beaucoup consulté, et j'ai entendu tous ceux qui me demandaient si j'allais les laisser tomber. Je pense notamment aux jeunes des quartiers, mais pas seulement, qui attendent tellement que la politique change, et à d'autres qui ont cru à certains slogans et qui aujourd'hui se sentent trahis et nargués. Vous pensez que les courants, dans l'opinion comme au PS, vous sont encore porteurs ? Dans de multiples signes quotidiens, je peux vous dire que le lien avec les Français est resté intact. A chaque fois, j'en éprouve la même émotion. Tant de gentillesse, de générosité, d'attente ! Les millions de voix qui se sont portées sur mon nom au second tour de la présidentielle me donnent surtout des devoirs et une incontestable expérience. Personne ne peut contester qu'il y a un potentiel à mettre au service du PS et de la préparation de l'alternative. Je suis très heureuse de voir que beaucoup des idées que j'ai portées durant la campagne sont aujourd'hui largement reprises, notamment dans le cadre des forums du PS. Nicolas Sarkozy continue de piller les propositions qu'il combattait il y a encore six mois, je pense à la réforme de l'indice des prix. Il vient même de reconnaître qu'on ne peut réformer un pays sans dialogue social, quelle découverte ! Mais que de temps perdu et de dégâts en sept mois ! Il a aussi dérobé à Edgar Morin le concept de « politique de civilisation », alors que sa méthode est aux antipodes de cette humanisation des politiques publiques. Certains vous reprochent de lancer une offensive pour prendre le contrôle du parti alors que démarre la campagne des municipales... Je m'intéresse à l'avenir du PS, je travaille et j'irai jusqu'au bout de ce travail en équipe. Ne nous trompons pas. Ce sont les polémiques entre socialistes qui nuiraient à la dynamique de la campagne municipale. Et je mets en garde ceux qui s'amuseraient, une fois de plus, à se tirer une balle dans le pied. Car, voyez-vous, c'est le mouvement qui fera gagner des mairies supplémentaires. J'ai fait bouger les lignes durant la campagne. Le travail politique doit d'abord se faire sur les idées. La question du leadership et de ma responsabilité se posera à ce moment-là, et à ce moment-là seulement. Ecartez-vous l'hypothèse de vous rallier à un premier secrétaire autre que vous-même ? La question n'est pas d'actualité. Cela ne vous empêche pas de pousser les feux du débat interne... Tant mieux s'il y a du débat ! Pour moi, la politique, c'est faire mouvement d'entraîner, de donner envie. Quand souhaitez-vous que le congrès ait lieu ? Ce qui compte, c'est le contenu. Et il faut que les socialistes soient fraternels les uns avec les autres quelle que soit la densité des débats, qui doivent être utiles à la France. Quel est votre programme immédiat ? Retravailler avec tous les socialistes, y compris ceux qui hier n'ont pas été à mes côtés, pour rassembler, réunir, consulter, discuter, proposer. Stimuler les forums participatifs dans le cadre des municipales. M'impliquer pleinement aux côtés des candidats aux municipales et cantonales qui me le demandent. Poursuivre le travail de réflexion en profondeur pour le mettre demain au service des Français, pour le traduire en action et en résultat. Et participer, le 20 janvier, au forum sur la rénovation du PS qui se tiendra à la Mutualité, à Paris. Propos recueillis par Philippe Martinat - Le Parisien |
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Ségolène Royal, a rendu visite à José Bové, aujourd'hui, rue de la Banque (Paris 2e) en solidarité avec la grève de la faim entamée par le leader aletrmondialiste. La région Poitou-Charente, dont elle est présidente, est l'une des 17 régions européennes qui ont décrété il ya trois ans déjà un moratoire sur les OGM par crainte des risques pour la santé publique. |
Je vous prie de trouver ci-dessous le script de l'émission "Les 4 vérités" où j'étais invitée ce jeudi matin.
Vous pouvez également la voir en cliquant sur le lien http://les-4-verites.france2.fr/
Bonne journée,





Vous envisagez désormais de prendre les rênes du PS, mais ne vous en êtes-vous pas tenue
trop éloignée depuis l'élection présidentielle ?