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Retrouvez toutes les informations sur la campagne municipales dans le 12ème sur le site de campagne : http://www.micheleblumenthal.net
 « Le jour de Noël, c'est là sans doute qu'on prend conscience de
la façon la plus aiguë des inégalités criantes, qui loin de se réduire s'aggravent », a déclaré Ségolène Royal à l’occasion de la visite d’un centre d'hébergement d'urgence du Secours
catholique à Paris près de la cité Saint Martin, dans le quartier de l'Arsenal (IVe arrondissement).
L'immeuble, dans ce quartier cossu, abrite quelque 150 personnes. Célibataires, divorcés, familles entières avec enfants - une soixantaine d'enfants au total - ont échu là. Les témoignages
fusent : qui a perdu son logement après un licenciement, qui après un divorce. L'emploi n'est pas seul en cause: « l'immigration, la violence conjugale » sont aussi facteurs d'exclusion,
souligne la directrice, qui précise que « la moitié des personnes hébergées ici travaillent »
Ségolène Royal souligne que « La crise du logement touche les exclus et les bas salaires mais aussi les catégories moyennes »
Ségolène Royal a également réclamé des mesures « énergiques » pour résoudre la crise du logement et a demandé au gouvernement et au Président de la République d'agir : « il y a eu des
promesses de campagne, on attend des mesures énergiques et efficaces, qu'on passe des discours aux actes » alors « qu'un tiers des personnes du centre sont pourtant éligibles à un logement
social ».
Ségolène Royal précise que « des solutions simples existent » et que si le gouvernement ne les prend pas c’est qu'il « ne veut pas bousculer » les communes de droite qui ne respectent pas
leurs obligations.
Ségolène Royal propose que « l'Etat se substitue aux 700 communes qui ne construisent pas les 20% de logements sociaux » imposés par la loi, et aussi à celles qui ne respectent pas « le
quota d'un logement d'urgence pour 1.000 habitants » et demande également de « donner aux communes la possibilité de réquisitionner des logements vacants spéculatifs » et que l'Etat mette «
à disposition des communes pour construire du logement social, les terrains qu'il compte vendre dans les villes ».
Ségolène Royal salue enfin « le travail extraordinaire des associations » : « Sans elles la misère serait encore plus forte ».
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Mercredi 26 décembre 2007
PARIS (AFP) - La socialiste Ségolène Royal a accusé mercredi Nicolas Sarkozy de "mettre en cause l'indépendance et la dignité de la fonction présidentielle",
reprochant au président de la République son "comportement ostentatoire".
"Le comportement de Nicolas Sarkozy met en cause l'indépendance et la dignité de la fonction présidentielle", a déclaré Mme Royal dans un bref
communiqué.
"Il faut que Nicolas Sarkozy arrête de nous provoquer par son comportement ostentatoire et cesse d'être à la charge des milliardaires dont une partie des affaires
dépend de l'Etat", a-t-elle ajouté.
M. Sarkozy a déclenché la critique à gauche en utilisant l' avion privé de l'homme d'affaires Vincent Bolloré pour se rendre en Egypte, pour des vacances de fin
d'année.
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Ségolène Royal s'est rendue ce lundi à la Cité Saint-Martin, un centre d'hébergement du Secours catholique à Paris.
Ségolène Royal a appelé lundi le gouvernement à faire face à la crise du logement social, affirmant que la France a les moyens de loger correctement les
familles si les richesses sont réparties autrement.
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"Je tire la sonnette d’alarme, je demande au gouvernement et au président de la République d’agir, il y a eu beaucoup de
promesses pendant la campagne présidentielle, on voit que rien n’a bougé", a déclaré l’ex-candidate socialiste à l’élection présidentielle.
Ségolène Royal, qui s’est rendue à la veille de Noël à la cité Saint-Martin, un centre d’hébergement du Secours catholique, dans le IVe arrondissement de Paris, a
dit y avoir constaté les effets pervers du Plan d’action renforcé en direction des personnes sans abri (Parsa).
"Ce que j’apprends ici, en écoutant les associations, c’est que la dernière loi par laquelle l’Etat s’est donné bonne conscience en imposant aux structures
d’urgence de garder les personnes hébergées pose plus de problèmes qu’elle n’en résoud", a-t-elle expliqué.
"En demandant aux associations de garder plus longuement les personnes qui sont dans des structures d’urgence, ça diminue les places pour ceux qui en ont le plus
besoin", a-t-elle ajouté.
Le Parsa a été signé en janvier dernier pour sortir de la crise des tentes du Canal Saint-Martin, opération menée sous l’égide de l’association "Les Enfants de Don
Quichotte.
La cité Saint-Martin, qui dispose de 274 lits et accueille des familles comme des personnes isolées, est passée depuis lors de l’hébergement d’urgence à une action
de stabilisation. Du coup, le système est saturé, déplorent des associations.
"Nous ne pouvons plus faire sortir les gens s’ils ne trouvent pas de structure plus pérenne. Au lieu de deux mois, la durée moyenne du séjour est maintenant de six
à dix mois", explique Karine Tinière, membre de l’équipe du centre.
Evoquant les "promesses non tenues", la directrice de la cité Saint-Martin, Catherine Cabannes, a souligné qu’il s’agissait d’un problème général, la stabilisation
ayant révélé un manque de place au regard du nombre de personnes à la rue.
"Pour 100 places pour les familles, nous avons 3.500 demandes", a-t-elle précisé.
Ségolène Royal, qui a été accueillie par une trentaine de résidents et a visité les lieux tout en s’informant de la situation des uns et des autres, a pu vérifier
que nombre d’entre eux s’étaient retrouvés à la rue après la perte d’un emploi, des problèmes de santé, ou encore un divorce.
"Ca peut arriver à tout le monde", a dit un homme de 54 ans, père de trois enfants et divorcé.
Dans une chambre, un résident a insisté sur la difficulté pour une personne gagnant le smic de payer une caution et même de pouvoir s’acquitter d’un loyer dans la
capitale.
"Ce que je découvre ici, c’est qu’une personne sur deux a un travail, c’est le problème des travailleurs pauvres et ça, c’est insupportable", s’est exclamée
Ségolène Royal.
Lors d’un point de presse dans la salle des fêtes du centre, Ségolène Royal a dit attendre en cette fin d’année "des mesures énergiques, des mesures efficaces", en
particulier que l’Etat se substitue aux communes qui ne construisent pas 20% de logements sociaux comme le prévoit pourtant la loi.
"C’est la seule solution. Puisqu’il y a 700 communes qui ne font pas le travail que leur impose la loi, c’est l’Etat qui doit se substituer aux communes et
construire les 20% de logements sociaux qui n’existent pas", a-t-elle dit.
La présidente de la région Poitou-Charentes a également demandé que l’on donne aux communes la possibilité de réquisitionner les logements vacants spéculatifs et
que soit appliqué dans l’ensemble des villes le quota d’un logement d’urgence pour 1.000 logements.
Elle a également dénoncé "toute une démarche de vente de terrains appartenant à l’Etat à des buts spéculatifs", estimant que son rôle n’est pas "de faire des
profits sur des terrains de la collectivité nationale."
"Je demande que ces terrains que l’Etat s’apprête à vendre à des prix très élevés dans un certain nombre de communes de France soient mis à disposition des communes
pour qu’elles puissent construire du logement à des prix modérés", a-t-elle dit.
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A l’occasion de la sortie de son livre “Ma plus belle d’histoire, …c’est vous” Ségolène Royal est la troisième invitée de “Sous les pavés…”.
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l'émission
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par Vincent Rey
publié dans :
Podcast
NOUVELOBS.COM | 07.12.2007 | 12:12
"Il faut de la tolérance" dans la composition des listes, tempère Ségolène Royal, alors que ses partisans, comme la maire du IVe arrondissement, se plaignent d'être
trop peu représentés.
Bertrand Delanoë et Ségolène Royal
(c) Reuters
Ségolène Royal a réclamé, vendredi 7 décembre sur LCI, de "la tolérance" et de "l'ouverture" dans la composition des listes
socialistes pour les municipales à Paris, alors que ses partisans, comme la maire du IVe arrondissement, se plaignent d'y être trop peu représentés. "Il faudra que ça s'arrange un peu quand
même parce qu'il faut aussi de la tolérance, de l'ouverture et faire en sorte que tout le monde s'y retrouve", a déclaré Ségolène Royal. "Il ne s'agit pas de régler des comptes", a-t-elle
ajouté alors que ces tensions pour les municipales préfigurent pour certains un duel entre Ségolène Royal et Bertrand Delanoë pour la direction du PS. "J'entends émerger cette hypothèse d'une
confrontation entre moi et le maire de Paris. D'abord, je lui souhaite très vivement d'être réélu maire de Paris", a assuré Ségolène Royal. "Je n'ai à affronter personne, je ne suis candidate
contre personne. Si je sens que je peux être utile à ce moment-là je prendrai mes responsabilités", a ajouté la présidente de la région Poitou-Charentes.
"Le rassemblement et la diversité" pour Bertinotti
Jeudi, Dominique Bertinotti, maire du IVe arrondissement de Paris et ancienne trésorière de Désirs d'avenir, a réclamé "des correctifs" aux listes PS en préparation pour les municipales de mars
à Paris, pour prendre davantage en compte l'influence des partisans de Ségolène Royal.
Le maire de la capitale Bertrand Delanoë a déclaré le même jour à France 5 qu'il ne faisait "pas des listes conglomérats de courants" mais "des listes pour les Parisiens".
Dominique Bertinotti, trésorière de l'association nationale Désirs d'avenir fondée par Ségolène Royal avant la campagne présidentielle, a souligné d'emblée qu'elle et ses amis étaient "dans une
démarche de soutien à Bertrand Delanoë" et qu'ils entendaient "faire en sorte que la victoire soit la plus large possible".
Pour cela, a-t-elle ajouté, il faut "le rassemblement et la diversité". Or, a-t-elle affirmé, "dans à peu près un arrondissement sur deux, nous avons le sentiment que la diversité n'est pas
forcément bien prise en compte et donc, il est souhaitable d'apporter des correctifs".
Exemple dans le IIIe arrondissement
Elle a estimé que les listes ne pouvaient être élaborées "avec une règle à calcul". Mais, précisant que Ségolène Royal avait réalisé 47% des voix à Paris lors de la primaire de désignation du
candidat PS à l'Elysée (le maire de Paris n'était pas candidat), elle a revendiqué qu'il y ait "globalement une prise en compte de ce que représentent" les partisans de Ségolène Royal.
A titre d'exemple, selon des "ségolénistes", dans le IIIe arrondissement, la liste préparée par le maire (fabiusien) Pierre Aidenbaum ne réserve qu'une place éligible (sur six ou sept au plus)
à l'une des leurs, Christine Frey, coordinatrice de Désirs d'avenir Paris.
La maire du IVe a déjeuné jeudi avec Bertrand Delanoë en compagnie des autres têtes de liste, à l'issue de la présentation des personnalités d'"ouverture" pour les municipales.
Delanoë n'a "pas de courant"
Sur France 5, Bertrand Delanoë a déclaré que, dans le processus de constitution des listes, il était "intervenu pour des personnes qui sont en faveur de Ségolène Royal, pour d'autres qui sont
plutôt cataloguées proches de Dominique Strauss-Kahn ou de Fabius, etc."
Ces disputes, "tout cela m'est strictement égal et je n'ai pas de courant", a-t-il ajouté.
Duel capital entre Delanoë et Royal
Archive (REUTERS)
DAVID REVAULT D’ALLONNES
Libération : jeudi 6 décembre 2007
Le match Delanoë-Royal démarre-t-il sur le terrain parisien ? A une semaine de la ratification des listes d’arrondissement par les sections socialistes de la
capitale, la tension monte entre les partisans de l’ex-candidate à la présidentielle et ceux du maire de Paris. En cause : le nombre de places éligibles dévolues aux premiers. «Dans tous
les arrondissements, ceux qui ont été les fers de lance de la candidature de Royal en interne et pendant la présidentielle sont maltraités ou totalement marginalisés, proteste Dominique
Bertinotti, maire du IVe arrondissement et proche de Ségolène Royal. Nous demandons que soient pris en compte les résultats de la campagne interne et que la diversité des
socialistes soient représentée.»
«Ostracisme». La thèse n’est évidemment pas partagée par les proches du maire de Paris. Anne Hidalgo, sa première adjointe, l’évacue prestement :
«La composition des listes est équilibrée. Il n’y a pas à Paris d’ostracisme particulier.» Reste que les motifs d’insatisfaction, aux yeux des royalistes, ne manquent pas. Dans le
XIVe arrondissement, où Juliette Meadel, ancienne membre de l’équipe de campagne de Royal, appelle les militants à voter contre la liste conduite par le maire sortant, Pierre
Castagnou. Dans le IIe, où «le premier ségoléniste est en septième position», peste un militant de Désirs d’avenir. Dans le XIIe et le XIIIe, où les
royalistes, à les en croire, ne devraient compter «qu’un seul conseiller de Paris alors que Ségolène y a fait plus de 40 %», selon ce militant.
Dans le XVe, l’arrondissement d’Anne Hidalgo, «le mot d’ordre, c’est "boutons les royalistes hors de la liste"»,«Dans les douze premiers,
j’ai quand même deux royalistes sûrs d’être élus et deux autres qui pourraient l’être», se défend Anne Hidalgo. Et l’entourage du maire de Paris de démentir tout traitement de faveur :
«David Assouline, proche de Royal, s’est offert la place de deuxième dans le XXe. Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il ne s’est pas maltraité», rappelle le député Patrick
Bloche, directeur de campagne de Delanoë après avoir soutenu Royal pendant les primaires. Le patron de la fédération de Paris l’assure : «L’idée qu’on ferait la peau aux ségolénistes par
rapport aux échéances futures parce qu’on est à Paris est totalement fausse. Delanoë n’a lancé aucune chasse aux ségolénistes.» poursuit cette source.
Reste qu’au sein de la première fédération socialiste de France, la perspective du congrès est dans toutes les têtes. Chaque partie accusant l’autre de le préparer…
«Nous cherchons aussi des personnalités qui sont des militants socialistes et qui ont un impact sur un quartier. Mais certains confondent la constitution d’une liste aux municipales et la
préparation d’un congrès», tacle Anne Hidalgo. Réponse d’un militant de Désirs d’avenir : «Delanoë veut placer les siens et refaire ses positions en vue du congrès. Il veut pouvoir
compter sur une majorité claire dans la fédé de Paris.»
«Coups de fil». L’épisode, au-delà de la chronique d’un affrontement annoncé dont il pourrait constituer le premier chapitre, révèle un problème de
structure du côté de l’ex-candidate. Dont la volonté proclamée de se tenir à l’écart des jeux des courants rencontre ici ses limites. Une militante royaliste : «Elle ne veut pas se mêler de
ça, mais nous, on est mal barrés. Il nous faudrait un responsable de courant qui suive le processus dans les sections, le parcours des ségolénistes, passe des coups de fil et exerce des
pressions. Bref, un travail de réseau.» Dominique Bertinotti confirme : «On paie cash cette volonté de faire de la politique autrement…»
Pour ceux qui n'y étaient pas :
© 2007 AFP
Segolène Royal dédicaçant son dernier ouvrage "Ma plus belle histoire c'est vous", le 5 décembre 2007 à Paris
"Viens voir Madame Ségolène..." Une mère de famille immigrée, fichu sur la tête, traîne son gamin devant Ségolène Royal qui, dans une librairie de Paris,
signe pour la première fois mercredi son ouvrage "Ma plus belle histoire, c'est vous", paru la veille.
05/12/2007 - PARIS (AFP)
Une heure avant son arrivée, ils sont déjà là, voisins, militants, patientant, leurs exemplaires en main, dans cette belle librairie du XXème arrondissement, "Le
Merle moqueur", près du Père-Lachaise.
Sa venue est signalée par une discrète affichette sur la porte. Elle paraît, longuement applaudie. Elle enlève sa parka beige et s'assied sagement à une petite
table au milieu des piles de livres. La litanie commence.
Chemisier virginal, jupe foncée, elle se plie sans sourciller au service après-vente de son ouvrage tiré à 90.000 exemplaires. Sourire constant, maquillage soigné,
elle signe, signe, invariablement "Amitiés, Ségolène", et répond parfois par un mot gentil.
"C'est pour ma mère..." ma fille... , "mes parents". "Quand mon frère a su que vous signez là, il m'a dit +tu fonces, je veux sa signature+...", lui confie un
enthousiaste.
Un jeune homme à lunettes s'approche avec quatre exemplaires et lui glisse un mot griffonné. "C'est pour la présidente de la République d'Islande, Mme Vigdis
Finnbogadottir. Elle a été élue en 1980. Je vais lui amener". L'ex-candidate à la présidentielle, surprise: "Ah bon? Il faudra que j'y aille un jour".
Une dame l'exhorte: "A bientôt. Continuez le combat!", une autre, "journaliste tunisienne", l'encourage: "Vous êtes une chance pour la France".
On lui glisse un paquet, un dessin d'enfant, des enveloppes..
La file reste aussi dense. Caméras et micros s'approchent. On lui demande de réagir aux déclarations de son ex-compagnon Francois Hollande pour qui "il ne sert à
rien de vouloir imputer aux autres une responsabilité"...
"Ecoutez, moi, j'ai écrit un livre de vérité, d'authenticité et de courage et je me refuse à toute polémique", répond-elle calmement, évitant soigneusement de
prononcer le nom du Premier secrétaire.
"A partir de ce bilan, de ces leçons, de cette campagne, de ces points forts de ces points faibles, mais surtout de ce moment démocratique exceptionnel et de ces
difficultés que j'ai traversées, je regarde maintenant l'avenir" poursuit-elle, toujours souriante.
"Les polémiques ne m'intéressent pas, c'est du passé".
L'épisode avec Bayrou? insiste la presse. "Ces polémiques relèvent du passé. Moi, je veux rassembler, élargir".
A 18H45, la file s'allonge toujours jusqu'au trottoir. Le directeur du Merle moqueur, Yannick Burtin, raconte que Grasset l'a prévenu "hier". "Il y en avait 180 en
stock. Il n'en reste plus"..
Raphaelle DUCHEMIN
Bonjour Jean Pierre MIGNARD.
Jean Pierre MIGNARD
Bonjour.
Raphaelle DUCHEMIN
Président de Désir d'avenir. Si vous êtes avec nous, c'est pour parler notamment du livre de Ségolène ROYAL. Il sort aujourd'hui ce livre. C'est quoi, c'est la phase un de la reconquête ?
Jean Pierre MIGNARD
C'est à la fois le bilan qu'elle dresse de sa campagne, c'est-à-dire de ce qui a marché, de ce qui n'a pas marché. Elle le fait avec je pense aussi beaucoup d'humour et puis de gravité. La
reconquête oui, c'est en tous cas un acte politique évident de la part de cette femme qui est très présente dans la vie publique et qui, je crois, affirme avec honnêteté son intention d'y
rester.
Raphaelle DUCHEMIN
On l'a beaucoup vue sur la scène internationale depuis les élections, notamment en Argentine, en Italie. On l'a moins vue en France. Est-ce que c'est peut-être le premier pas vers 2012 avec la
sortie de ce livre ?
Jean Pierre MIGNARD
Oui c'est exact qu'elle a été beaucoup invitée, que ce soit en Amérique du Sud, que ce soit en Europe. Je l'ai accompagnée une ou deux fois. D'ailleurs je me suis rendu compte de la notoriété, de
la sympathie qu'elle rencontrait à l'extérieur. Et notamment auprès de beaucoup de dirigeants ou d'anciens dirigeants. Donc ça c'est tout à fait important. Et en effet ce livre marque la volonté de
dire aux Français, voilà ce que j'ai envie de faire avec vous, voilà mon histoire avec vous parce que c'est sa plus belle histoire, c'est les Français.
Raphaelle DUCHEMIN
Alors justement ça s'appelle « Ma plus belle histoire c'est vous », est-ce qu'on va pas la taxer encore de démagogie ?
Jean Pierre MIGNARD
Non je crois que ce n'est pas, je pense qu'un dirigeant politique ou une dirigeante politique dans une démocratie, s'adresse à son peuple en disant ma plus belle histoire c'est vous, écoutez je
trouve que c'est plutôt bien, c'est plutôt, après tout mettre du cœur et mettre de l'émotion dans une relation politique avec ses concitoyens, je pense que personne ne peut y voir là maldonne.
Raphaelle DUCHEMIN
Elle y règle quand même quelques comptes, notamment avec les éléphants du PS. Pourtant depuis, elle a retissé un petit peu les liens avec certains de ses amis ou de ses ex amis. Je pense par
exemple à Jean Pierre JOUYET.
Jean Pierre MIGNARD
Oui c'est exact. Je pense qu'elle n'a pas été considérée par un certain nombre de dirigeants historiques du Parti socialiste comme elle aurait du l'être. Peut-être parce que les gens se sont aussi
habitués, je dirais, à des castings où on est programmé, on est des prototypes et qu'elle ne figurait pas parmi ceux-la. Je pense que ce qui est important surtout c'est l'avenir du Parti
socialiste, c'est l'avenir de la gauche, c'est l'avenir de l'opposition dans notre démocratie. Je pense qu'elle a quand même, il y a toute une série de petits cailloux de Ségolène ROYAL pendant
cette campagne. Je veux dire, on voit bien aujourd'hui qu'elle peut, peut-être, être en effet cette dirigeante qui à la fois transformera, aidera à transformer le Parti socialiste, de toutes façons
ce sera un travail collectif, qui demandera l'adhésion de tous. Et puis qui à la fois s'adresse aux alter mondialistes, s'adresse à l'extrême gauche, s'adresse au Centre pour effectivement créer
une grande coalition qui pourra un jour être victorieuse en France.
Raphaelle DUCHEMIN
Mais alors elle parle de dépassement. Elle était, hier soir, invitée par LE MONDE. Il y avait un colloque qui se tenait sur « Comment sortir la gauche de l'impasse ». Son ambition c'est justement
aujourd'hui d'arriver à ramener le Centre et la gauche dans une même grande formation ? C'est encore possible ? C'était son but d'ailleurs pendant la campagne avec cet appel du pied à François
BAYROU.
Jean Pierre MIGNARD
Oui d'une certaine manière c'est vrai. Et c'était double d'ailleurs. C'était un appel du pied à François BAYROU et puis c'était…
Raphaelle DUCHEMIN
Plus qu'un appel du pied même puisqu'elle avait proposé Matignon aussi.
Jean Pierre MIGNARD
Plus qu'un appel. C'est exact, d'ailleurs elle l'assume, ça c'est bien. Et deuxièmement c'était une mission proposée à José BOVE. Donc c'est prendre en considération que François MITTERRAND avait
reconstruit la gauche, notamment avec la création du Parti socialiste, le congrès d'Epinay. C'est de prendre acte qu'un cycle politique et historique s'est achevé et c'est elle qui propose
effectivement, à terme, une grande coalition comme d'ailleurs il en existe dans beaucoup de pays d'Europe où il est très rare que la gauche gouverne seule. Elle gouverne souvent avec des
coalitions.
Raphaelle DUCHEMIN
Est-ce que c'est ça ou est-ce que c'est aussi, de nouveau, jeter de l'huile sur le feu, ou semer la zizanie dans un parti qui a du mal à, justement, se refonder aujourd'hui ?
Jean Pierre MIGNARD
Non et je pense que le Parti socialiste, elle aidera le Parti socialiste à se remettre en mouvement. Pour l'instant il est assez immobile. Ce n'est pas qu'il ne dit rien, ce n'est pas qu'il ne
travaille pas, c'est injuste de dire ça mais en tous cas, elle va le remettre en mouvement. Et puis c'est très bien qu'il y ait cette discussion à l'intérieur du Parti socialiste. Avec qui
prétendons-nous gouverner la France ? Comment ? Sur quel projet ? Et ceci devant tous les citoyens réunis, c'est un bel exercice démocratique. Moi je suis convaincu que le Parti socialiste sera
d'autant plus fort qu'il sera constamment en mouvement. Quand il est immobile, quand il est statique, il est menacé, il est faible. Alors elle le remet en mouvement.
Raphaelle DUCHEMIN
Jean Pierre MIGNARD, vous êtes président désormais de Désir d'avenir. On a vu que la grogne montait quand même chez certains militants de Désir d'avenir. Il y a peut-être un peu
moins de désir pour Ségolène ROYAL. Certains disent aujourd'hui, on est en train de tourner à l'idolâtrie.
Jean Pierre MIGNARD
Non je crois, justement je pense que le livre comme les perspectives qu'elle ouvre, je ne sais pas si il y a une idolâtrie, mais en tous cas le débat il est vraiment très politique parce que savoir
quel type de nouveau parti nous faisons, comment les citoyens sont associés par exemple, est-ce que le futur candidat de la gauche ou de cette grande coalition à l'élection présidentielle, est-ce
qu'il sera simplement désigné par un parti ou est-ce que comme en Italie ou aux Etats-Unis, il sera désigné par tous les électeurs qui se reconnaissent dans ce parti ? Est-ce que des millions de
gens vont être associés à la désignation d'un candidat ? Voilà le type de débat que nous avons. Est-ce qu'on participe à une grande coalition qui va des alter mondialistes où il y a le Centre et
bien sûr le Parti socialiste en force centrale ? Vous savez là on est rentré vraiment dans la politique et dans ce qu'elle a de plus juste et de plus noble.
Raphaelle DUCHEMIN
Dernière question Jean Pierre MIGNARD, vous êtes aussi l'avocat des familles des victimes de Villiers le Bel. Aujourd'hui l'apaisement est revenu véritablement, depuis l'annonce de
l'ouverture d'une information judiciaire ?
Jean Pierre MIGNARD
Oui je crois. Je crois que l'apaisement est revenu et je pense que la première leçon, je ne vais pas commenter l'information judiciaire puisqu'elle ne fait que commencer. Je regrette d'ailleurs que
le directeur général de la Police nationale ait rendu sa décision avant même que l'information ait commencé. Je pense que ce n'est pas la bonne méthode mais je pense que nous avons demandé une
information judiciaire. Le président de la République au bout de trois jours, s'est prononcé en faveur et j'ai dit tout de suite que c'était une décision juste. Je vais vous faire une toute petite
confidence. Je crois que dans les quartiers comme il y a un long contentieux entre les jeunes, entre la police et sur ce point je ne vais pas, on n'a pas le temps de dire qui a tort, qui a raison,
il faut systématiquement choisir la voie de la justice maximale. C'est-à-dire systématiquement désigner des juges d'instruction pour tordre le cou à la rumeur. Les jeunes ont besoin de justice, les
policiers ont besoin de sécurité. Choisissons toujours la voie de la justice maximale.
Raphaelle DUCHEMIN
Et vous pensez, ce sera le mot de la fin, que quel que soit l'aboutissement de cette enquête, cette situation de calme sera pérenne ?
Jean Pierre MIGNARD
Oui. Je vais vous dire d'abord parce que les familles ont accès au dossier et puis je vais vous dire, on sera d'une grande honnêteté. Si nous percevons quelques déloyautés que ce soit dans la
conduite de l'information judiciaire, nous le dirons. Et si cette information judiciaire se termine en constatant, je veux dire, la non responsabilité notamment des policiers, nous serons les
premiers à la dire. C'est ça la loyauté, c'est ça le calme dans les quartiers et la justice.
Raphaelle DUCHEMIN
Jean Pierre MIGNARD, avocat des familles des victimes à Villiers le Bel et président de Désir d'avenir était en direct avec nous ce matin, sur FRANCE INFO.
Compte-rendu de la première assemblée générale du Pacte Rénovateur,
samedi 1er décembre 2007 à Paris,
En début d'après midi samedi aprés midi, les sympatisants Parisiens du Pacte-Rénovateur se sont réunis. Nous étions près de 500 à La Bellevilloise.
David Assouline a pris le premier la parole. Il explique le pourquoi de notre présence : nous fédérer, continuer à fonctionner en réseau, lancer des débats, prolonger
la dynamique impulsée par Ségolène Royal durant la campagne, préparer le congrès, réveiller les militants qui se sont mis en stand-by: ces militants et sympathisants qui ont mouillé la chemise
comme les autres, mais se sentent ostracisés à l'intérieur de leurs sections, " nous ne nous laisseront pas faire, que ceux qui ont soutenus Ségolène ne soient pas considérés comme des parias
dans le PS ". David a aussi insisté pour que nous nous impliquions dans nos sections durant la campagne municipale, pour que B. Delanoë soit réelu Maire de Paris.
Ensuite Dominique Bertinotti est intervenue, en expliquant qu'elle en avait " ras le bol de ces éditoriaux du genre : le PS est il mort ?." Que les courants sont une
notion périmée, que le pacte rénovateur doit rassembler tous les adhérents, récents comme anciens, que nous devons tendre la main à ceux et celles qui n'ont pas choisi Ségolène lors de la
primaire, mais qui partagent nos idées et projets. Nous devons être un parti de masse et cela implique des changements de méthodes à tous niveaux. Dominique a
elle aussi insisté sur le respect qui nous est dû.
Ensuite vinrent les questions-réponses avec la salle, la réunion a durée un peu plus de 2h, tous les participants sont restés jusqu'à sa fin.
Nous allons continuer à nous structurer, à nous developper, nous allons organiser des débats, travailler sur le fond ; bientôt un site verra le jour, il sera notre
vitrine, ce n'est qu'un début, continuons le combat et nos espérances deviendront réalités.
Francis (DA Paris).
D'autres photo et info sur le blog de RVA : cliquez ici.

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[28/11/07]
Il faut stopper cette escalade de la violence
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à propos des violences dans les banlieues...
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Aujourd’hui en France des policiers ont été victimes de tirs à balles réelles. Il s’agit là d’une escalade intolérable de la violence sur le territoire
national. L’Etat doit garantir partout en France la sécurité l’ordre et la justice. Une école et une bibliothèque ont également été victimes d’un incendie. Je voudrais dire à ceux qui s’en
prennent aux services publics en général : la police, l’école et la culture, qu’ils se font du tort à eux même et que ces actes de violence sont insupportables. Ces faits se sont déroulés
non loin du lieu où il y a deux ans ont éclaté les émeutes.
Que s’est il passé pendant ces deux années ?
Pas grand-chose, il faut bien le dire et les maires des villes concernées l’ont rappelé tout à l’heure. Alors il est temps de passer des discours aux actes, même si, je le répète, les actes
de violence d’une extrême gravité sont inexcusables. Il faut stopper cette escalade de la violence car nous devons tous refuser, citoyens de France, que nos quartiers, ressemblent aux
quartiers des Usa où les tirs à balles réelles sont fréquents. C’est dire l’enjeu dramatique qui aujourd’hui doit nous rassembler.
J’appelle donc à une mobilisation nationale, toutes tendances politiques confondues pour que la question de nos quartiers, et de l’avenir des jeunes dans nos quartiers pour qu’ils aient
l’espoir de trouver du travail, devienne une grande cause nationale. L’actualité en fait aujourd’hui un enjeu crucial. Il est temps de passer aux actes.
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Agenda
"Les jeunes avec
Delanoë"
au Cabaret Sauvage le
21/02
18:30 – 19:30
Parc de la
Villette Paris
19ème
***
Grand Meeting de Campagnea
de Bertrand Delanoë
au Zénith à 18 heures
Parc de la Villette
***
1er Tour des Elections municipales,
dimanche 9 mars
Allez Voter !
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