Newsletter

Inscription à la newsletter

Flux RSS/ATOM

  • Feed RSS 2.0
  • Feed ATOM 1.0
  • Feed RSS 2.0
 


Retrouvez toutes les informations sur la campagne municipales dans le 12ème sur le site de campagne : http://www.micheleblumenthal.net
Jeudi 25 octobre 2007
Ségolène Royal a affirmé jeudi qu'elle "attend désormais, comme les Français et les participants au Grenelle de l'environnement, que les annonces faites (par Nicolas Sarkozy) se traduisent par des actes".

"C'est sur les actes que devra être jugé, au final, ce Grenelle", déclare dans un communiqué l'ancienne candidate socialiste à l'élection présidentielle.

Observant "que plusieurs annonces de décisions faites à l'issue du Grenelle de l'environnement sont la reprise de propositions - contestées à l'époque - qu'elle avait faites pendant la campagne présidentielle: gel des OGM, du nombre de centrales nucléaires, plan d'économies d'énergie dans les bâtiments", elle affirme qu'elle "ne peut que s'en féliciter".

De même, elle "note avec satisfaction que le processus mené par Jean-Louis Borloo pour aboutir aux annonces faites, est ni plus ni moins une démarche participative".

Selon Mme Royal, "si des avancées positives sont à noter, deux points méritent des regrets quant aux options choisies". "Sur les pesticides, l'engagement pris de réduction est à la fois flou, lointain et insuffisamment contraignant. Quant à la taxe sur les énergies fossiles, elle constitue un danger pour le pouvoir d'achat des Français", assure-t-elle.

par Vincent Rey publié dans : Actualités
Lundi 22 octobre 2007
Dans une interview à «Libération», l’ex-candidate se dit déterminéeà mener la bataille de la rénovation du PS et à prendre la tête de l’opposition.
Recueilli à Rome par éric Jozsef et David Revault d’Allonnes
Libération : lundi 22 octobre 2007

file-286437-82174.jpgTrès silencieuse ces dernières semaines, Ségolène Royal confirme à Libération que sa détermination reste intacte pour mener la rénovation du PS. Depuis Rome où elle a rencontré Walter Veltroni, le nouveau leader du Parti démocrate italien, elle ajoute qu’elle jouera son rôle de première opposante à la politique de Nicolas Sarkozy.

Où en êtes-vous de votre réflexion? Serez-vous candidate au premier secrétariat?

Je n’ai pas pris ma décision. Cela viendra le moment venu. A partir du moment où je ne quitte pas la politique, on ne peut pas faire de la politique sans parti. J’observe ce qui se passe, mais je ne veux pas me placer dans des logiques de conflits internes.

Cette indécision n’a-t-elle pas désorienté vos proches?

C’est vrai que c’est un peu déstabilisant pour mon entourage, qui se demande pourquoi je ne repars pas sabre au clair. Certains se sont inquiétés, ont demandé des consignes. Je leur explique que la politique est faite d’étapes. Et qu’il ne faut pas que je me laisse happer par le système. Le jour où je leur dirai: «On y va», nous irons vraiment.

Combien de temps durera votre réflexion?

Rassurez-vous, je ne suis pas en hibernation. Je travaille avec d’autres, j’accepte les invitations à l’international et je me bats pour ma région. C’est essentiel. Et je mettrai ce travail au service du collectif.

Comment allez-vous désormais participer à la vie du parti?

J’ai rassemblé 17 millions de voix, après avoir été désignée par 60% des adhérents du parti. J’ai des responsabilités à l’égard de tous et toutes. Je ne peux donc pas me laisser attirer dans je ne sais quel piège de tactique interne. Rassembler, expliquer, fédérer, voilà le seul rôle que je me donne. Et mettre au service de la gauche et des Français le potentiel de l’élection présidentielle.

La rentrée politique a été marquée par une profusion de livres très sévères à votre égard. Vous ont-ils affecté?

Oui. Ça laisse toujours des traces, on est toujours touché. D’ailleurs, c’est bien l’objectif. Mais c’est passé. L’important est que les gens se disent et me disent que je me suis bien battue.

Irez-vous au conseil national de samedi?

Je serai probablement en Argentine pour l’élection de Cristina Kirchner, puis au Chili. Sinon, j’y serais allée.

Vous venez de rencontrer Walter Veltroni. L’exemple de la primaire italienne est-il envisageable en France?

Tous les dirigeants italiens ont accepté l’émergence parmi eux d’un leader, avec trois millions et demi d’électeurs qui ont payé un euro pour participer. Au PS, les militants à 20 euros ont été parfois contestés. Mais la réflexion doit se poursuivre. Je sais que ce n’est pas facile, car nous héritons d’un système sécurisant pour les courants, avec ce que cela signifie de contrôle des fédérations et de positions verrouillées. Mais au PS, nous avons tous compris, certes à des degrés divers, que ce système devait changer. L’exemple italien doit nous faire réfléchir.

Comment faire évoluer le PS?

Il faut rendre la parole aux militants. Mais aussi faire voter des gens qui ne sont pas adhérents du parti, comme en Italie. La préoccupation de l’organisation ne doit pas être l’organisation elle-même.

Cela ne semble pas être la tendance actuelle au sein du PS…

Il existe toujours dans le parti cette ligne élitiste sur la crainte d’une transformation en «parti de supporters». Mais qu’est-ce que ça veut dire? Cette conception condescendante me choque. Pourquoi considérer les gens comme des écervelés, qui choisissent à la tête du client? Peut-être qu’ils adhèrent aussi à des idées…

La fusion à l’italienne entre socialistes et centristes vous inspire-t-elle?

Ce qui se passe en Italie montre bien que des recompositions sont nécessaires. L’alliance, contre la droite, entre un parti issu du parti communiste et un parti du centre, d’inspiration chrétienne, est très intéressante. Il y aura forcément, en France aussi, des recompositions entre centre et PS. Et ce ne sera pas en laissant de côté les militants venus de l’extrême gauche ou du PC.

Avez-vous poursuivi vos contacts avec François Bayrou?

Non. Je ne suis pas encore dans cette phase. Je la poursuivrai quand j’aurai achevé la précédente, celle de la réflexion et de la reconstruction. Mais nous sommes à un tournant. L’électorat a évolué, avec de nouvelles générations qui n’ont pas connu l’histoire du PS et du PC, et qui ont d’autres comportements électoraux. Et parmi les centristes, il y a des démocrates qui peuvent se reconnaître dans un projet politique qui ne sacrifierait pas pour autant l’identité de la gauche. On m’a critiquée pour ma démarche d’entre les deux tours, mais soyons réalistes: dans de nombreuses villes, aux municipales, cette convergence devra s’opérer.

Est-il réaliste d’envisager un tel rapprochement en France?

On doit se poser la question d’un rassemblement du camp de la gauche et de tous ceux qui ont une conception exigeante de la démocratie, destiné à passer la barre des 30% au premier tour d’une élection nationale et qui aurait vocation à être leader au niveau de la gauche européenne – laquelle, reconnaissons-le, tangue un peu. Depuis Tony Blair, même si certains aspects de son leadership étaient discutables, la gauche n’a plus de leader capable d’entraîner les mouvements progressistes en Europe.

Quelle est votre position sur le mini-traité?

A partir du moment où le peuple a refusé le précédent, il serait logique de le consulter à nouveau. Mais je crois que ce traité, même imparfait, peut remettre l’Europe en marche. J’aurais préféré un texte avec moins de dérogations. Mais mieux vaut un compromis que rien. L’intégration de la Charte européenne des droits fondamentaux est une avancée très importante. C’est pourquoi nous devons faire bloc avec les socialistes portugais, espagnols, allemands et les autres, et adopter ce texte le plus vite possible pour passer à l’étape suivante : la préparation du traité social. La question de la procédure d’adoption, référendaire ou parlementaire, n’est plus une question de principe. Nous n’avons pas de temps à perdre à nous diviser.

Pourquoi vous êtes-vous montrée si discrète, ces derniers temps, sur la politique gouvernementale?

Ce n’est pas exact. Mais je n’ai pas l’intention de commenter le moindre fait et geste du Président. Il faudrait pour cela passer toute la journée devant la télévision, ou presque ! A ce propos, le CSA, qui refuse de comptabiliser le temps de parole de Nicolas Sarkozy, manifeste une piètre conception de la démocratie. Mais rassurez-vous, l’opposition est bien là.

Comment définissez-vous aujourd’hui votre rôle d’opposante?

Je dois utiliser ma voix avec circonspection, quand je la sens utile au débat démocratique. Mais cela ne sert à rien de mener une opposition frontale, à tout propos.

Quel regard portez-vous sur la pratique sarkozyste du pouvoir?

Ce qui me frappe, c’est le contraste entre le discours, le changement de style et, au fond, un grand archaïsme dans la façon de procéder. Le pouvoir actuel est très proche des puissances d’argent, du Medef. On ne parle ni d’éducation, ni d’innovation, ni de PME, ni de modernisation économique. Sur les mesures fiscales, on a un pays endetté qui se prive de marges de manœuvres au profit des plus privilégiés, suivant en cela les réflexes les plus éculés de la droite traditionaliste et rentière.

Que dit selon vous le mouvement social de la semaine dernière?

Nicolas Sarkozy, pendant la campagne, avait expliqué que tout était prêt… Or, on est dans l’improvisation totale. On aurait pu penser qu’on allait échapper à l’affrontement social, à la grève des transports. Mais à l’arrivée, on a un pouvoir qui ressemble piteusement à tout ce qu’il y a de plus archaïque. Les oppositions sociales se cristallisent, même si elles sont partiellement occultées par une opération d’ouverture médiatiquement réussie. Mais conduire un pays moderne à la grève est la marque d’un pays mal gouverné.

Quel regard portez-vous sur le divorce de Cécilia et Nicolas Sarkozy?

Les grands événements de ces derniers jours, c’est malheureusement la journée de la misère et les mouvements d’inquiétude justifiée sur le front social.


L'édito de Laurent Joffrin

Ignifugée

Le cauchemar des éléphants continue. L’appel de Rome lancé par Ségolène Royal dans ces colonnes n’est certainement pas fait pour ramener la sérénité dans la jungle solférinesque. On pouvait croire la dame découragée par la salve de missiles tirés par les artilleurs socialistes, trop meurtrie par les réquisitoires qui mettent en cause sa compétence pour ne pas gamberger. Il n’en est rien. Impavide et immarcescible, elle continue de faire la leçon à ses camarades. Cette Jeanne d’Arc est ignifugée…

Ses adversaires au PS se souviennent de ses erreurs pendant la campagne. Ils rappellent qu’elle n’a pas su – ce fut l’origine de sa défaite – dissiper les soupçons qui pesaient sur sa capacité à exercer la fonction. Mais ils oublient trop souvent qu’elle a été désignée par 60 % des militants en grande partie parce qu’elle avait su, mieux que d’autres, dénicher les saints de sa paroisse. La même stratégie gouverne désormais sa conduite. Avant tout, dit-elle aux socialistes, soyez modernes. Foin des catéchismes, ouvrez les fenêtres, regardez dehors, changez principes et programmes ! Quel est le contenu de cette modernité débridée ? La chose reste à préciser par un travail de fond. Mais s’ils ne veulent pas endosser l’habit des grincheux, incarner la coalition des immobiles, les socialistes ne pourront pas se contenter de se serrer autour de l’antique totem en agitant des amulettes mitterrandiennes. La rénovation du PS est l’étape qui conditionne toute opposition crédible. S’ils ne bougent pas, les socialistes laisseront Royal seule en piste. Ils ont déjà donné…

par Vincent Rey publié dans : Actualités
Jeudi 18 octobre 2007
DDA A la une Nicolas Sarkozy nous disait que tout était prêt pour provoquer, dès l'élection, le choc de croissance, le choc de confiance. Il raillait la nécessité du dialogue social pour réformer. Il se gaussait du constat sur la dette publique. Il se moquait des propositions de création d'un « small business act » et d'une sécurité sociale professionnelle.

Six mois plus tard, le choc promis est celui de la méfiance. Pourquoi Archaïsme, arrogance, affrontement constituent les poisons par lesquels le pouvoir en place est en train de miner les chances de redressement de la France.

Archaïsme. A cause d'une méthode de gouvernance déplorable, la France a connu hier une journée de grève, des transports bloqués, et je dis qu'un pays moderne, confronté à la compétition mondiale ne peut pas se permettre ce type de situation. Arrogance. Une conférence nationale sur la croissance, le pouvoir d'achat et les retraites aurait du être convoquée dès la rentrée pour prendre à bras le corps, et sérieusement, tous les défis qui se posent à nous. Arrogance des cadeaux fiscaux aux privilégiés alors que la grande pauvreté s'accélère, que quatre millions de salariés sont payés en dessous du SMIC (au 1er juillet 2007, après la revalorisation du salaire minimum, plus de 60% des branches sont repassées sous la barre du SMIC pour le premier niveau de la grille salariale), tandis que se profile la réduction de l'accès aux soins. Les enquêtes récentes montrent une inquiétante aggravation des conditions de travail des salariés et une augmentation des journées perdues pour maladies professionnelles.

Affrontement. Ce choix de méthode dépassée et nuisible ne peut conduire qu'aux blocages des réformes structurelles indispensables. C'est un pacte social clair, responsable, efficace dans lequel l'Etat, par son comportement moral, est le garant d'un objectif gagnant- gagnant qui pourrait permettre de mobiliser pleinement les énergies. Le pouvoir est en train de gâcher les bonnes dispositions de nos leaders syndicaux qui sont prêts, pour beaucoup d'entre eux, à accompagner les besoins d'agilité des entreprises. Mais en focalisant la réforme sur les seuls régimes spéciaux, tandis que les scandales politico-financiers révèlent des connivences douteuses et des enrichissements scandaleux des amis du pouvoir, alors que, sans vergogne, est promise au MEDEF la dépénalisation du droit des affaires, comment les salariés peuvent-ils avoir confiance. Je suis convaincue qu'il faut changer de toute urgence la façon de concevoir la création de valeurs et de richesses. Je suis convaincue qu'un développement durable repose aujourd'hui sur les trois piliers que sont l'économique, le social et l'environnemental et que la défaillance d'un seul peut faire crouler le tout. Nous sommes la cinquième puissance économique mondiale, mais nous devons ce rang au travail des Français qui conquièrent des marchés, qui innovent, qui prennent des risques et travaillent dur. Et je suis convaincue que nous ne tiendrons durablement ce rang que si accélérons notre capacité à mobiliser les compétences, à motiver et à former les salariés et à investir dans les PME pour leur permettre de franchir les seuils de performance. L'assainissement de nos finances publiques est une nécessité. Elle suppose une méthode raisonnée, consistant avant toute chose à conforter les marges de manœuvre destinées au financement des dépenses réellement prioritaires. La priorité budgétaire doit donc être consacrée, d'une part au désendettement de la France et d'autre part à la préparation de l'avenir par le soutien aux petites et moyennes entreprises en termes de recherche, de formation, d'investissement, et d'exportation. C'est là que se trouve la source d'une nouvelle croissance, économiquement performante, écologiquement responsable et socialement efficace. Des économies doivent être recherchées à travers la modernisation de l'Etat, une décentralisation efficace et la réforme de notre protection sociale. Mais ces réformes ne peuvent se faire que dans la recherche obstinée d'un consensus national obtenu par le dialogue. Cette nouvelle façon de faire doit se traduire en tout premier lieu dans la gestion des finances publiques. Or, le projet de budget pour 2008 accentue le choc de méfiance. Il révèle en effet l'incapacité du gouvernement à maîtriser le déficit de l'Etat, puisque celui-ci devrait augmenter de 3,3 milliards d'euros par rapport à 2007, pour atteindre 41,7 milliards d'euros en 2008. De son côté, l'état des finances sociales n'est guère plus reluisant, avec un déficit du régime général de la Sécurité Sociale évalué pour 2008 à 9 milliards d'euros et qui atteindra probablement plus de 12 milliards d'euros.

La position de la France au sein de l'Union européenne s'est dégradée : elle fait aujourd'hui partie des cinq pays européens les plus endettés, alors qu'il y a dix ans elle était le 2ème pays le moins endetté. Surtout, en s'endettant toujours davantage pour couvrir ses déficits, notre pays est à contre-courant de la majorité de ses partenaires européens qui, eux, se désendettent. Ces mauvais résultats ont été obtenus alors même que l'Etat n'a pas hésité à céder des actifs publics considérables : 15 milliards d'euros tirés de la privatisation des sociétés concessionnaires d'autoroutes fin 2005 ont servi en 2006 et 2007 à éponger une partie des déficits, l'Etat perdant au passage les recettes que les sociétés devaient verser au budget.

La France est ainsi plus que jamais vulnérable à la hausse des taux d'intérêt : la seule charge de la dette de l'Etat devrait ainsi augmenter de 1,6 milliards d'euros en 2008 par rapport à 2007.

La situation est d'autant plus inquiétante que les perspectives économiques et financières sont peu encourageantes. Avec des déficits extérieurs record depuis trois ans, révélateurs de la perte de compétitivité de notre économie, la France cumule désormais les handicaps : les déficits commerciaux pèsent sur la croissance, et l'atonie de la croissance pèse sur les comptes publics.

Il faut donc un sursaut. Il faut d'autres façons de penser et d'agir car, pendant ce temps, la mondialisation n'attend pas. Les investissements dans les pays émergents s'accélèrent, les multinationales les ayant augmenté, souligne la CNUCED, de 38% (+ 1,3 milliards de dollars) en 2006, mais surtout les groupes basés dans les pays en développement, comme Embraer au Brésil, Mittal en Inde ou Petronas en Malaisie, sont aujourd'hui de redoutables concurrents dans les secteurs de pointe.

Le défi à relever est donc considérable mais il est à notre portée. Il doit s'appuyer sur nos forces, notre matière grise et sur les capacités de l'Europe. Il faut cesser de jouer « petit bras » et « petite politique ».

Et surtout, Nicolas Sarkozy doit cesser de garder le pire de la continuité (la dette et l'affairisme) et de choisir le pire de la rupture (l'affrontement et les injustices), pour agir de manière moderne et efficace afin que la France saisisse, de énergiquement, toutes ses chances. C'est une société de confiance qui permet le choc de croissance.
 
Signature Ségolène Royal
par Vincent Rey publié dans : Actualités
Vendredi 12 octobre 2007

ALeqM5iDbcin6Mel-41jLdKDmn7fzCAZyg.jpgPARIS (AFP) — Au total 71% des électeurs de gauche contre 27% souhaitent que Ségolène Royal soit candidate à l'élection présidentielle de 2012, un souhait beaucoup moins partagé par l'ensemble des Français (46% pour, 48% contre), selon un sondage CSA pour Marianne rendu public vendredi.

Ceux qui ont voté pour elle au premier tour de la présidentielle sont 68% à penser que ses chances d'être élue sont grandes, 31% les jugeant faibles. Dans l'ensemble de l'électorat, seules 40% des personnes interrogées jugent que ses chances de succès seraient grandes, contre 55% qui les voient faibles.

Pour 69% des personnes interrogées, c'est le PS qui porte la reponsabilité de l'échec à l'élection présidentielle, un pourcentage qui monte à 81% dans l'électorat de Mme Royal au second tour.

Sondage réalisé par téléphone le 10 octobre auprès d'un échantillon national représentatif de 1.003 personnes âgées de 18 ans et plus (méthode des quotas). Notice détaillée disponible à la Commission des sondages.

par Vincent Rey publié dans : Actualités
Vendredi 12 octobre 2007
Ségolène Royal, le retour
Par Nicolas Domenach, directeur-adjoint de la rédaction de Marianne.

Il y a des signes qu'il faut savoir lire, des présages que l'on doit décrypter parce qu'ils font sens et annoncent l'avenir. Ainsi, alors que Ségolène Royal paraissait responsable et coupable de tout ce qui n'allait pas à gauche, alors même qu'elle était accusée par tous les pères nobles comme Jospin d'être un porte poisse, une personnalité secondaire, une mystique délirante ; alors même encore qu'elle avait multiplié les fausses manœuvres, les tartarinades et les atermoiements, alors qu'elle semblait « out », elle redevient « in ».
Il semblerait que la situation se renverse en sa faveur. C'est en effet ce que laisse entendre par exemple l'essayiste aronien Nicolas Baverez qui, après l'avoir beaucoup combattu pendant la campagne présidentielle, parle d'elle comme « d'un atout » et constate dans le dernier numéro du Point qu'« elle est une alternative crédible à Nicolas Sarkozy pour peu qu'elle renonce à « mimer Blandine dans l'arène face aux éléphants », « qu'elle abandonne ses pratiques de gourou de l'ordre du Temple ségolènaire et qu'elle mobilise ses forces de gauche autour de la redéfinition du socialisme ». Voilà un intellectuel de droite qui la défend, mais il y a aussi un intellectuel de gauche, Bernard-Henri Lévy, strauss-khanien de cœur mais qui est devenu son conseiller après l'avoir combattu et qui, contrairement à d'autres, ne la lâche pas aujourd'hui. Il s'en faut, puisque Lévy s'en prend au contraire à Jospin qui avait voulu lui faire porter le poids de l'échec et la disqualifiait pour 2012. Le philosophe bat aujourd'hui les estrades médiatiques en répétant qu'elle a été une « bonne candidate », que sa campagne a été piégée, « sabotée de l'intérieur » également mais qu'elle pourra être encore meilleure lors de la prochaine échéance. Si elle sait dépasser, transcender les contradictions internes de la gauche. Enfin, sort en librairie un premier livre de l'intérieur du PS qui défend Ségolène Royal alors que les précédents l'accablaient. Il est écrit par Patrick Menucci, son ex-directeur adjoint de campagne et s'appelle tout simplement « Ma candidate ». Menucci qui est un sudiste sympathique la rend très sympathique, jusque dans ses hésitations et maladresses. Il renvoie les principales fautes de campagne sur le PS et inscrit la rénovation urgente dans la foulée élégante et décidée des thèmes qu'elle a soulevés : le rapport à l'autorité et à la justice sociale.

Non, Ségolène n'est donc pas toute seule, même si elle a été beaucoup lâchée par des dirigeants socialistes qu'agacent sa manière trop solitaire de travailler, ainsi que ses incertitudes sur la stratégie à suivre. Il reste quelques fidèles, et surtout un lien avec les Français qui n'a pas été coupé. Les sondeurs parlent d'un stock d'électeurs intact. Ceux qui ont voté pour elle ne le regrettent pas. On le constatera dans une enquête CSA que publie Marianne samedi. Non seulement les Français de gauche ne manifestent que peu de regret de leur royalisme mais ils se déclarent près à récidiver en 2012. Et ce sont ceux qui comptent symboliquement dans la bataille interne, les ouvriers et les employés, les classes modestes qui se montrent les plus royalistes, appréciant tout particulièrement son ouverture, son dynamisme, sa modernité, même si son déficit de compétences et de présidentialité demeure patent. Les femmes d'ailleurs se montrent plus sévères que les hommes. A l'inverse, DSK dispose de ces atouts de stature qu'il a encore renforcée grâce à son élection à la tête du FMI. Mais il demeure surtout le meilleur candidat de gauche… pour la droite. Alors que Bertrand Delanoë sur son petit vélo réalise une jolie percée dans la cote de popularité. Mais il n'est pas encore vu comme prêt pour la présidentielle face à Ségolène Royal qui, elle, a déjà disputé cette course. Il y a ceux qui ont couru le marathon et les autres. Même si elle a perdu, ça ne la disqualifie pas. Au contraire. Il reste à savoir comment elle aura digéré son échec.

Certains ne se sont jamais remis de semblable défaite comme Balladur et Barre. Même ceux qui ont rebondi ont mis du temps. Chirac a été, après 1988, plus d'un an en dépression. Mitterrand est reparti au feu immédiatement mais a porté le deuil intime de l'échec, du rejet près de sept ans, jusqu'à sa revanche contre Giscard. Ceux qui ne sont jamais revenus de cet enfer sont ceux qui n'étaient pas des politiques, qui n'avaient pas de parti. Ségolène Royal, elle, se veut fille de Mitterrand, non point par l'ADN mais par la guerre. Elle serait née sur les champs de batailles avec lui. Et on devrait le voir en novembre avec la sortie de son livre où elle suivrait sa pente, jure-t-elle, en la remontant. En remontant à la tête du parti dont elle sait désormais qu'il lui faut le contrôler jusqu'aux cheveux !

par Vincent Rey publié dans : Actualités
Lundi 8 octobre 2007

article-CPS.HJJ36.081007172117.photo00.photo.default-512x295.jpgLa socialiste française Ségolène Royal, interrogée lundi à Prague par l'ex-président tchèque Vaclav Havel sur l'éventualité de sa candidature à la présidentielle de 2012, lui a répondu qu'elle se poserait la question "en temps voulu".

"Il m'a demandé par deux fois si je comptais être candidate en 2012", a confié Mme Royal à la presse, à l'issue d'un entretien privé avec Vaclav Havel, organisé en marge du "Forum 2000", conférence qui réunit chaque année à Prague des politiciens et des penseurs de différents pays.

L'ex-candidate socialiste à la présidentielle française a répondu que "pour l'instant elle se consacrait à une entreprise de rénovation politique et théorique à l'intérieur de son parti mais qu'elle se poserait cette question en temps voulu".

"Je suis dans une phase de travail et de réflexion", a-t-elle déclaré à l'AFP à l'issue de sa rencontre avec l'icône de la dissidence anti-communiste en Europe centrale.

Le thème de la rénovation politique a ensuite figuré au centre d'un entretien avec le chef de l'opposition social-démocrate et ancien premier ministre tchèque Jiri Paroubek (CSSD), battu lors des dernières législatives de juin 2006.

Dans la matinée, Mme Royal a participé à la session d'ouverture du Forum, aux côtés notamment de l'ancienne secrétaire d'Etat américaine Madeleine Albright. Elle a axé son intervention sur la nécessaire liberté économique et la responsabilité de l'Europe vis-à-vis du développement social, de l'écologie, de l'équité et de la justice.

"L'Europe ne doit pas s'abandonner à l'insidieuse bureaucratie ni au capitalisme sauvage qui écrase les libertés", a-t-elle dit avant d'appeler de ses voeux un "ordre juste".

Présidé par Vaclav Havel, le Forum 2000 s'est ouvert dimanche soir sur le thème "Liberté et Responsabilité" et doit se conclure mardi. La visite de Mme Royal à Prague intervient alors même que le président français recevait à Paris le premier ministre tchèque Mirek Topolanek.

document.getElementById("legendePhotoVisible").innerHTML = document.getElementById("legendePhotoInVisible").innerHTML;


© 2007 AFP

par Vincent Rey publié dans : Actualités
Vendredi 5 octobre 2007

3065649395-eads-segolene-royal-s-etonne-du-silence-de-nicolas-sarkozy.jpgLA ROCHELLE (AFP) - Ségolène Royal, s'est étonnée vendredi à La Rochelle que le président de la République Nicolas Sarkozy "ne se soit pas encore manifesté" dans l'affaire de possibles délits d'initiés au sein du groupe européen EADS.

"Je m'étonne que Nicolas Sarkozy, qui est d'habitude très rapide pour intervenir sur les faits divers, ne se soit pas encore manifesté sur cette question qui choque profondément les Français", a déclaré la présidente de la région Poitou-Charentes au cours d'une visite à La Rochelle, avant de se rendre à Rochefort (Charente-Maritime) où elle a précisé qu'elle visiterait le site d'EADS-Sogerma.

Le président Nicolas Sarkozy, alors ministre, n'a pas eu connaissance des difficultés de l'Airbus A380, a déclaré vendredi le porte-parole de l'Elysée.

"Il faut que la transparence soit faite et je crois qu'au-delà des décisions de justice, il faut qu'il y ait par rapport à ce comportement totalement immoral du capitalisme financier un engagement très rapide de rembourser et que les sommes soient versées à une caisse de solidarité des ouvriers et des ouvrières d'EADS", a-t-elle ajouté.

Affirmant qu'elle partageait la "saine colère des ouvriers", elle a souhaité que "le président de la République, qui est très proche des dirigeants d'EADS", soit "à la source de l'information".

Selon l'Autorité des marchés financiers (AMF, le gendarme de la Bourse), 21 responsables d'EADS ont vendu fin 2005-début 2006 de gros paquets d'actions peu avant l'annonce de retards de livraison de l'avion géant A380, qui ont plongé Airbus dans une crise profonde et fait chuter les cours.

De nombreux dirigeants du groupe européen EADS, dont Arnaud Lagardère, ami personnel de Nicolas Sarkozy, sont cités dans cette affaire de délit d'initiés
par Vincent Rey publié dans : Actualités
Jeudi 4 octobre 2007

2782991944-mauroy-denonce-le-requisitoire-severe-de-jospin-contre-segolene-royal.jpgLILLE (AFP) - L'ancien Premier ministre socialiste Pierre Mauroy a dénoncé jeudi le "réquisitoire sévère" de Lionel Jospin contre l'ex-candidate du PS à la présidentielle Ségolène Royal, tout en précisant qu'il ne "participait pas à ce genre d'attaque en règle".

"Pourquoi avoir écrit tout cela ?" s'est interrogé le président de la communauté urbaine de Lille lors de sa conférence de presse de rentrée, au sujet de "l'Impasse", le livre de M. Jospin paru le 24 septembre.

"Il a pris un ton, c'est (celui d') un procureur, il la juge dans son ensemble, mais aussi en particulier. C'est un réquisitoire sévère (auquel) je ne participe pas", a poursuivi M. Mauroy.

Interrogé sur l'échec de la gauche à l'élection présidentielle, le sénateur du Nord et ancien Premier ministre de François Mitterrand est également revenu sur la campagne menée par l'ex-candidate du PS, qu'il avait soutenue.

"Incontestablement, Ségolène a apporté quelque chose de nouveau. Elle a quand même rassemblé 17 millions de Français et je ne sais pas comment ces 17 millions réagissent en entendant ces critiques", s'est demandé Pierre Mauroy.

par Vincent Rey publié dans : Actualités
Jeudi 4 octobre 2007
Le Club de l'Hyper-République a décerné aujourd'hui à Issy-les-Moulineaux leur trophée lors du forum mondial de la e-démocratie à la plate-forme de démocratie participative desirsdavenir.org. Ce trophée récompense chaque année une personnalité, un projet ou une réalisation dédié à la démocratie électronique en France.
Désirs d'Avenir a été le fer de lance de la candidature de Ségolène Royal pendant la campagne des primaires socialistes, avant de devenir le site de campagne de la candidate aux élections présidentielles. Cette expérience, lancée en février 2006, a été l'une des plus abouties de démocratie participative menée à l'échelle d'un pays : 165 000 contributions, 3 millions de participants, 6 000 réunions physiques, etc.
Pour conduire cette entreprise innovante, il a fallu expérimenter de nouvelles pratiques politiques, modifier profondément la culture militante au sein du Parti Socialiste, inventer des outils, des pratiques et des méthodologies en matière de débats participatifs en collaboration avec des chercheurs et des praticiens de la "démo part".
La plate-forme Désirs d'Avenir a innové en particulier sur deux points : la mécanique participative qu'elle a mise en place à une grande échelle et le recours aux vidéos sur des formats très divers. Sur Désirs d'avenir cela a été par exemple le suivi des interventions de la candidate, le Zapping quotidien de la campagne, la déclinaison des 100 mesures du Programme en vidéo, des reportages de terrain, des documentaires sur les coulisses de la campagne, etc.

par Vincent Rey publié dans : Actualités
Lundi 1 octobre 2007

LE MONDE | 01.10.07 | 13h31 • Mis à jour le 01.10.07 | 13h31

ALeqM5iSm6KFGdXToW2aJbNEz94AWgEyww.jpgParis, le 27 août, conférence des ambassadeurs. Abordant l'épineuse question de la Turquie, Nicolas Sarkozy tient des propos qui, dans sa bouche, prennent une résonance singulière. "La France ne s'opposera pas à ce que de nouveaux chapitres de la négociation entre l'Union et la Turquie soient ouverts", dit-il devant une assistance médusée.

Le refus de l'entrée de la Turquie dans l'Union semblait pourtant réglé. Association oui, adhésion non : Nicolas Sarkozy en avait fait une question de principe, lors de notre débat. Quelques mois plus tard, frappé par un principe de réalité jusqu'alors nié, il dessine une perspective radicalement différente. La fermeture qu'il prônait se voit du jour au lendemain disqualifiée. On pense même à supprimer le référendum obligatoire préalable à une éventuelle adhésion. Pour la Turquie, tout redevient possible !

Ce revirement n'est pas isolé. Le 14 juillet : les principales forces politiques libanaises, dont le Hezbollah, sont invitées à dialoguer à La Celle-Saint-Cloud, dans la résidence du ministre des affaires étrangères. "Le Hezbollah est un acteur politique important au Liban. Il est l'une des composantes du dialogue national et, à ce titre, il est invité aux rencontres inter-libanaises", affirme ce jour-là le porte-parole de l'Elysée. Oubliée la déclaration de Nicolas Sarkozy lors du forum de l'UMP du 9 décembre 2006 à propos d'une candidate qui avait rencontré la commission des affaires étrangères du Liban en présence de l'ambassadeur de France et dans laquelle ne siégeait qu'un seul député du Hezbollah : "Le fait d'être un élu ne suffit pas pour discuter. Hitler avait été élu, ça n'en fait pas un interlocuteur respectable et responsable." La polémique fut entretenue une bonne semaine : faute lourde, inexcusable, inqualifiable, méconnaissance des questions internationales, et pour tout dire, incompétence.

Et que dire du dossier iranien et de l'accès à la filière nucléaire, qui inclut la maîtrise de l'enrichissement de l'uranium ? Je m'y suis toujours opposée tant que les garanties de contrôle n'étaient pas apportées. Aujourd'hui, faute de n'avoir pas défendu cette attitude préventive et responsable, on nous exhorte par la voix du ministre des affaires étrangères à "nous préparer au pire", à la guerre, ne faisant d'ailleurs que traduire l'incroyable déclaration de Nicolas Sarkozy devant les ambassadeurs, évoquant une alternative menaçante entre "la bombe iranienne ou le bombardement de l'Iran".

Cette succession de retournements inspire de l'inquiétude et pose la question de la crédibilité de la parole de la France. Récemment, nos partenaires se sont encore demandé s'il s'agissait d'improvisation ou de provocation lorsque le président a fait du nucléaire civil, à la tribune des Nations unies, "la meilleure réponse à ceux qui veulent, en violation des traités, se doter de l'arme nucléaire", confondant, une nouvelle fois, l'achat d'électricité et la maîtrise de la totalité de la filière avec l'enrichissement de l'uranium qui permet, tôt ou tard, de passer du civil au militaire.

De tels revirements, soudains et imprévisibles, soulèvent des questions aujourd'hui sans réponses. Pourquoi cette navigation à vue, cette gestion erratique du dossier iranien ? Comment le Hezbollah infréquentable du mois de décembre 2006 est-il devenu l'interlocuteur acceptable du mois de juillet ? Que s'est-il passé pour que Nicolas Sarkozy change son fusil d'épaule sur la Turquie ?

A aucun moment le président ne s'en est expliqué. A-t-il péché par ignorance des contraintes internationales ? A-t-il délibérément oublié de révéler ses intentions ? Se doutait-il que certains de ses choix ne seraient pas tenables ? Si oui, pourquoi n'a-t-il rien dit ? Chauffer l'opinion, donner l'apparence de la fermeté puis se dédire face aux risques d'isolement : serait-ce cela, la nouvelle diplomatie de rupture ? C'est la perte de crédibilité de la France qui est en jeu aujourd'hui, et ce qui la menace c'est la banalisation de sa parole, une marginalisation très difficilement récupérable par la suite.

Dans le "concert des nations", notre pays apportait traditionnellement un contrepoint salutaire. Il faisait entendre une musique différente, parfois mezza voce, parfois fortissimo, mais toujours en harmonie avec deux valeurs cardinales : le sens du bien commun et l'éthique de la responsabilité qui interdisait d'utiliser la politique étrangère à des fins de politique intérieure.

Ex-Yougoslavie, Irak, Liban, Darfour, conflit israélo-palestinien : autant de théâtres sur lesquels la France récusait les fausses évidences et les manichéismes simplificateurs. A l'idéologie facile, à l'intérêt étroit, elle préférait l'analyse rationnelle des faits, ultime boussole d'un monde singulièrement complexe, ultime condition à une action crédible et respectée.

Or quel spectacle la France donne-t-elle depuis quatre mois ? En Europe, celui d'un président qui tire la couverture à lui, exaspérant nos plus fidèles partenaires et notamment l'Allemagne, ahurie par la dramatisation du dossier iranien, agacée par la récupération du traité, choquée par l'ingérence sur l'abandon du nucléaire, et blessée d'entendre Nicolas Sarkozy appeler Angela Merkel "cette femme de l'Est" ! Bourde sur bourde. En Afrique, celui d'un président qui dénonce avec brutalité ce continent comme "absent de l'Histoire, empêtré dans l'éternel recommencement où jamais l'homme ne s'élance vers l'avenir", pour ensuite s'afficher avec les chefs d'Etat gabonais ou libyen. Où est la cohérence, où est le message, où est la dignité ?

Au fond, seul le rapprochement avec Washington donne à la diplomatie de Nicolas Sarkozy un semblant de cohérence. A l'heure où l'Amérique remet en cause ses choix de politique étrangère, à l'heure où le rapport Baker prône une nouvelle approche fondée sur le dialogue plutôt que sur le rapport de force militaire, à l'heure où même nos amis britanniques marquent leurs distances, Nicolas Sarkozy fait le choix de l'atlantisme. C'est une décision lourde de conséquence et pourtant, là encore, nulle explication, aucun débat au Parlement.

Le président de la République serait bien avisé de se ressaisir et de s'inspirer de cette sage recommandation du rapport Védrine : amis, alliés mais pas alignés. C'est en ne cédant pas à la tentation des surenchères et de la politique spectacle que la France, dont la crédibilité est indispensable à la paix du monde, disposera d'une diplomatie forte et écoutée, avant qu'il ne soit trop tard.


Ségolène Royal est présidente de la région Poitou-Charentes.
par Vincent Rey publié dans : Actualités
 

Calendrier

Juillet 2008
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Agenda

"Les jeunes avec Delanoë" 
au Cabaret Sauvage le 21/02
18:30 – 19:30
Parc de la Villette Paris 19ème



***

Grand Meeting de Campagnea
de  Bertrand Delanoë
au Zénith à 18 heures
Parc de la Villette


***  
 
1er Tour des Elections municipales,
dimanche 9 mars
Allez Voter !

Recherche

Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog
 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus