Retrouvez toutes les informations sur la campagne municipales dans le 12ème sur le site de campagne : http://www.micheleblumenthal.net
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"C'est important pour tous les Français que la République soit équilibrée, que la démocratie respire", a-t-elle ajouté au milieu d'une foule de plusieurs centaines de personnes rassemblées sur le quai de la Daurade, en plein centre-ville de Toulouse. "Si vous voulez dire 'non' à l'augmentation de l'impôt sur la consommation de la TVA (...), si vous voulez dire 'non' au dérapage de la dette publique (...) si vous voulez dire 'non' au recul des services publics (...) si vous voulez défendre les salariés de SFR, c'est-à-dire la sécurisation du travail, du contrat de travail, des salaires et des acquis sociaux, vous devez venir voter dimanche prochain", a lancé Mme Royal en dénonçant "les actions que la droite prépare" et qui vont "creuser les inégalités et les précarités". Interpellée dès son arrivée par des salariés de SFR dont de nombreux emplois sont menacés de délocalisation, Mme Royal leur a donné raison "d'être mobilisés pour ne pas être oubliés" et a dénoncé "la dégradation des avantages sociaux par le système de déclassement des salaires". Devant les journalistes, la présidente du Conseil régional de Poitou-Charentes a par ailleurs déploré que face aux "problèmes prioritaires des Français", "aucune décision n'ait été prise depuis un mois pour lutter contre le chômage" et que l'on voit "le pouvoir d'achat menacé par une augmentation de la TVA et par la revalorisation des bas salaires qui n'obtient aucun coup de pouce supplémentaire". "Il faut envoyer à l'Assemblée nationale des parlementaires qui sauront surveiller ce que fait la droite, qui sauront proposer des alternatives aux décisions qui sont prises et qui sauront s'opposer à l'augmentation de la fiscalité sur la consommation de cinq points, telle qu'elle a été préparée", a ajouté Mme Royal. Interrogée sur l'avenir du Parti socialiste, Ségolène Royal a répondu "on verra cela après". "Pour l'instant je me préoccupe de la France, des Français, de la composition de l'Assemblée nationale et en particulier de l'équilibre et de la respiration démocratique". Un peu plus tôt dans l'après-midi, Ségolène Royal s'était rendue place Abbal, dans la cité de la Reynerie, en banlieue de Toulouse. Accueillie par plusieurs centaines de personnes, elle avait remercié ses électeurs pour "le score extraordinaire" qu'ils lui avaient donné lors de l'élection présidentielle. Dans cette circonscription, la sixième de la Haute-Garonne, Ségolène Royal avait réuni 54,05% des voix au deuxième tour de l'élection présidentielle. Elle venait ce jeudi en soutien aux quatre candidats PS en ballottage pour le second tour des législatives, Catherine Lemorton, sur la première circonscription face à Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse, Gérard Bapt dans la deuxième, Martine Martinel dans la quatrième et Monique Iborra dans la sixième. Lors des dernières élections législatives en 2002 en Haute-Garonne, le Parti socialiste avait décroché six circonscriptions sur huit. Source : AP |
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Sur la place de la Bourse, près de la Garonne, elle a dénoncé les "méthodes politiques d'un autre âge" du maire de la ville qui est également ministre de l'Ecologie et n'a pas caché qu'il remettrait son mandat à son suppléant en cas de victoire dimanche. Au premier tour des législatives, l'ancien Premier ministre de droite a recueilli 43,73% des suffrages contre 31,36% à Michèle Delaunay. "Quand on est candidat, c'est pour siéger à l'Assemblée nationale or, on le sait, le candidat de l'UMP démissionnerait immédiatement pour retourner sous les lambris dorés de son ministère", a déclaré la présidente de la région Poitou-Charentes juchée sur un banc de pierre avec les candidats de gauche du département, dont le Vert Alain Mamère. "Ce n'est pas conforme à ce que veulent les citoyens. Avec Michèle Delaunay, vous aurez une députée, une vraie, pas une députée virtuelle, une députée engagée", a-t-elle poursuivi. "Dimanche, tous les yeux seront tournés vers cette circonscription". Elle a adressé son message à toute la gauche mais également "aux électeurs centristes pour que le pluralisme existe à l'Assemblée" et aux "électeurs démocrates et républicains qui pensent que la morale politique c'est que quand on est candidat à un mandat, c'est pour exercer ce mandat". Voter pour la candidate socialiste, c'est également faire avancer la parité à l'Assemblée nationale, a fait valoir la première femme à avoir eu une chance d'accéder à l'Elysée. Lundi soir, Ségolène Royal s'était emportée contre un reportage de France 2 sur l'élection à Bordeaux, dénonçant le fait que le nom de la candidate socialiste ne soit jamais cité. "C'est bien, vous vous connaissez son nom", a-t-elle plaisanté devant un demi-millier de personnes qui scandaient "Michèle députée !". Dans une ville gérée depuis 60 ans par la droite, Ségolène Royal a obtenu plus de 54% le 6 mai. "Je vous demande de transformer ce formidable résultat de l'élection présidentielle en victoire dimanche prochain", a-t-elle lancé à la foule après avoir parcouru les rues piétonnes de Bordeaux au côté de Michèle Delaunay. Source : Reuters |
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Ségolène Royal déclare que le projet de TVA "sociale" du gouvernement s'avère socialement très injuste et économiquement très dangereux.
"Je ne reproche pas au nouveau gouvernement de chercher des solutions, mais ce que je lui demande c'est d'être honnête et clair sur ses intentions et si possible avant les élections", a déclaré l'ancienne candidate socialiste à la présidentielle sur RMC. "Je pense que ce gouvernement, puisqu'il a fait beaucoup de promesses fiscales notamment (.) qui va profiter aux plus privilégiés, a besoin de trouver des ressources nouvelles pour les financer. Ces ressources nouvelles manifestement seront trouvées par un impôt, c'est-à-dire l'augmentation de la taxe sur la consommation touchant les catégories moyennes et modestes", a déploré la présidente de Poitou-Charentes. "Je crois que c'est premièrement très injuste et économiquement sans doute très dangereux puisque cela va conduire à l'augmentation des prix", a-t-elle ajouté. François Fillon préférant désormais évoquer une "TVA anti-délocalisations", Ségolène Royal a dénoncé un "jeu sur le vocabulaire". "La TVA c'est une taxe sur la consommation et ça veut dire augmentation des prix", a-t-elle dit. "Mettre une TVA sous le prétexte de lutter contre les délocalisations aura peu d'effet", a-t-elle fait valoir. Augmenter le taux de trois à cinq points est "totalement disproportionné et inefficace par rapport aux importations chinoises", où le coût du travail est quarante fois inférieur. Pour Ségolène Royal, on lutterait mieux contre les délocalisations au niveau européen en combattant l'euro cher et le dumping social et au niveau national en baissant les cotisations sociales des seules entreprises soumises à la concurrence internationale. Source : Reuters |
| Pour visionnez l'interview de Ségolène Royal sur France 2, clickez |
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Ségolène Royal a de nouveau laissé entendre vendredi qu'elle serait candidate pour prendre la tête du Parti socialiste avec sa propre motion au Congrès du PS,
et qu'elle était "favorable (...) au fait d'aller assez vite".
"Il faut trancher clairement un certain nombre de choses. Cette clarté du projet politique, je la proposerai avec le plus grand nombre possible de responsables politiques, de militants qui voudront me rejoindre sur cette démarche, et en fonction de leur choix, l'étape suivante sera l'élection du Premier ou de la Première secrétaire", a-t-elle expliqué sur France Inter. "On verra tout cela après les élections législatives", a précisé Ségolène Royal qui n'est pas "contre le fait d'aller assez vite". "Mais le calendrier ne doit pas faire l'objet de conflits ou de discussions interminables". "S'il y a un accord majoritaire, global, pour que les discussions s'engagent vite et que le choix de la ligne politique se fasse rapidement, j'y serai favorable", a-t-elle ajouté. |
En route pour soutenir, mercredi 6 juin, des
candidats aux législatives dans l'Est de la France, parmi lesquels Jean-Pierre Chevènement et Aurélie Filippetti qui firent partie de son équipe de campagne, Ségolène Royal pense à
l'avenir. "Il faut redonner la parole aux militants, dit-elle dans le petit avion privé qui la ramène à Paris. Après deux élections, ça me paraît évident." Un vote,
donc, sitôt après les législatives. Mais pour demander quoi ? L'ex-candidate à l'élection présidentielle tourne autour du pot. "Un calendrier…", avance-t-elle sans convictions.
Elle ne veut pas dire qu'elle souhaiterait un congrès anticipé pour prendre la direction du PS. "Ce n'est pas à moi d'accélérer, les choses sont assez évidentes",
souffle Mme Royal.
Elle a consulté son équipe. Cinq de ses proches ont dîné avec elle, lundi. Trois l'accompagnent aujourd'hui, François Rebsamen, son ex-codirecteur de campagne, numéro deux du PS, David Assouline, sénateur de Paris, et l'économiste qui la conseille, Thomas Piketty. Tous sont formels : l'ex-candidate doit sans tarder prendre les rênes du parti, pour asseoir son autorité et éviter que les nouveaux adhérents, lassés, ne s'en aillent. "Tu n'as pas d'autre choix", lui ont-ils fait valoir. "Il y a deux stratégies possibles pour le PS, l'audace ou l'enlisement, affirme M. Rebsamen. Le seul signal de la rénovation, ce sera l'arrivée de Ségolène Royal." PRESSION SUR FRANÇOIS HOLLANDEOn devine chez elle une conviction partagée. Mais la présidente de la région Poitou-Charentes reste prudente. "Je m'adapterai à tous les timings", souligne-t-elle. Dans l'hypothèse où elle devrait patienter, tout est prévu : début juillet, elle organisera dans sa région un séminaire de travail avec des proches et des personnalités extérieures au parti ; elle a donné son accord à Walter Veltroni, le maire de Rome avec lequel elle a récemment déjeuné, pour constituer un groupe de travail européen sur la gauche ; et elle s'offrira des tribunes autant qu'elle le voudra, en répondant aux invitations d'universités étrangères, – au Japon, notamment –, et dans les écoles de Sciences-Po en France. Un voyage au Québec est prévu cet été. Depuis plusieurs jours, l'ex-candidate retravaille, un par un, les dossiers économiques et sociaux. François Hollande, lui, a redit, jeudi matin, sur RTL, son intention d'achever son mandat "lors du prochain congrès théoriquement fixé en 2008" comme il l'avait annoncé. Le premier secrétaire a assuré qu'il resterait à la tête du PS jusqu'à cette date, ayant "la confiance des adhérents du Parti socialiste, et c'est déjà beaucoup". Les pressions s'accroissent cependant sur M. Hollande pour qu'il anticipe son départ, même en cas de bons résultats aux législatives – certains responsables lui ayant vanté le bénéfice d'une sortie "par le haut". Les statuts du PS prévoient qu'un minimum de 35 fédérations peuvent demander une consultation des militants, sans attendre le congrès prévu après les municipales de 2008.
Le premier secrétaire a annoncé qu'il ne participerait pas, jeudi 7 juin, au dernier meeting avant le premier tour des législatives prévu à Lille, en
compagnie de Mme Royal et de Laurent Fabius, en arguant qu'il était retenu dans sa circonscription de Corrèze. Un geste inhabituel chez lui.
Isabelle Mandraud - Le Monde
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| Pour regarder l'intervention de Ségolène Royal sur France 3. |




En route pour soutenir, mercredi 6 juin, des
candidats aux législatives dans l'Est de la France, parmi lesquels Jean-Pierre Chevènement et Aurélie Filippetti qui firent partie de son équipe de campagne, Ségolène Royal pense à
l'avenir. "Il faut redonner la parole aux militants, dit-elle dans le petit avion privé qui la ramène à Paris. Après deux élections, ça me paraît évident." Un vote,
donc, sitôt après les législatives. Mais pour demander quoi ? L'ex-candidate à l'élection présidentielle tourne autour du pot. "Un calendrier…", avance-t-elle sans convictions.
Elle ne veut pas dire qu'elle souhaiterait un congrès anticipé pour prendre la direction du PS. "Ce n'est pas à moi d'accélérer, les choses sont assez évidentes",
souffle Mme Royal.