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Retrouvez toutes les informations sur la campagne municipales dans le 12ème sur le site de campagne : http://www.micheleblumenthal.net
Mardi 5 septembre 2006

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Pour nous socialistes, la préparation des prochaines élections présidentielles sera une double première. Pour la première fois, la compétition interne est ouverte et les militants vont voter pour leur candidat préféré et non pour ratifier un accord d'appareil. Pour la première fois, une femme peut-être notre candidate.

Nous l'avons vu ces derniers jours, beaucoup de chefs socialistes se lamentent de l'incertitude d'un vrai vote, ouvert, démocratique où tous les adhérents vont avoir la parole, comme si la démocratie interne devait être corsetée par nos historiques éléphants seuls capables d'y voir clair. C'est vrai la candidature de Ségolène risque de modifier les équations internes qui de congrès en congrès ont figé notre parti ternissant son image dans l'opinion.

De plus, pour un parti qui a imposé la parité, comment ne pas être choqué par ses propos de petits chefs qui l'un après l'autre ironisent, susurrent, font comprendre que décidemment ELLE ne fera pas le poids. Pour nous, pour les hommes et les femmes de gauche, les sondages nous le confirment, elle est en capacité et aujourd'hui, disons le, seules les attaques répétées d'actuels ou d'anciens chefs du PS peut la faire perdre.

Que Jospin que nous avons tant soutenu, mais qui est arrivé derrière Le Pen, il faut s'en souvenir, participe lui aussi à ce jeu de démolition n'est pas digne.

En ce début septembre les questions que nous devons nous poser sont simples :
      -  qui peut battre Sarkozy dont nous savons qu'il fera une redoutable campagne ?
      -  qui peut rassembler notre camp le plus efficacement possible ?

Ségolène Royal toute seule ne le peut pas, mais Ségolène Royal soutenu par notre parti, par ses militants, par ses sympathisants est la meilleure candidate possible.

Au delà de notre force collective, elle apporte un nouveau souffle dont notre pays a besoin. Parce qu'elle est jeune, parce qu'elle est femme, parce c'est une combattante qui sait remporter des victoires elle peut provoquer un mouvement au service de nos valeurs, de nos idées.

Prenons tous conscience que notre victoire va se construire dans les prochaines semaines, dans chaque section. Qui pourrait comprendre que nous démolissions par aveuglement, pour des intérêts de boutique, notre meilleure chance de gagner.

Alors, au travail, rassemblons nous dès aujourd'hui pour donner à Ségolène le meilleur élan possible pour battre la droite.

Véronique Chevaillier
Secrétaire fédérale à la vie associative
Membre de la CA et du comité de soutien du 12ème

par Véronique Chevaillier publié dans : Témoignagnes
Vendredi 8 septembre 2006

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Devant le succès populaire des idées mises en avant par Ségolène Royal les critiques fusent rabaissant le plus souvent le niveau du débat politique. Si l'on met de côté les attaques personnelles sur l'esthétique de la candidate et le mode d'utilisation des medias, deux arguments sont fréquemment avancés :
1. Les propositions de Ségolène Royal et de ceux, nombreux, qui la soutiennent seraient sans contenu.
2. Ces idées reprendraient les valeurs de la droite.

Des idées à longue portée

Manifestement les auteurs de ces accusations n'ont pas pris la peine de lire et/ou d'entendre ce qui est dit et écrit. Ce qui porte Ségolène Royale au sommet de la popularité et particulièrement dans le peuple de gauche c'est une nouvelle approche de la politique plus démocratique et plus proche des gens. C'est la volonté de tirer la France vers le haut .et de rétablir la confiance entre les élus et la population Les Français ne s'y trompent pas, ainsi le dernier sondage CSA (censuré par le directeur de la Tribune) fait apparaître Ségolène en tête des personnalités en qui on ferait confiance en matière économique et sociale devant les vieux routiers de l'économie.
La méthode est nouvelle, au lieu de rédiger un catalogue de propositions (le projet socialiste en constitue le socle) il s'agit de partir de valeurs et d'une vision de la société, la morale en politique, l'autorité basée sur le libre choix des citoyens, le respect des autres, le juste partage de la croissance, le volontarisme en matière industrielle et économique. Ce sont des valeurs de ce type qui cimentent une société .De plus au lieu d'opposer le haut qui penserait et le bas qui exécuterait, il s'agit de puiser chez chacun les idées qui feront la France de demain. Les nouvelles technologies facilitent entre autres cette nouvelle manière de pratiquer.
De plus une vision nouvelle est esquissée ; prenons l'exemple de l'environnement, chacun sait que l'enjeu d'un développement durable non polluant est devenu capital pour la survie de l'espèce humaine. La proposition d'en faire le relais de croissance des prochaines décennies et de s'organiser autour de cette idée ringardise la fausse alternative entre croissance et sauvegarde du climat, car à l'évidence sans une croissance de 3 à 4% l'objectif du plein emploi ne peut être atteint

Un rajeunissement du combat de la gauche

Le discours de Ségolène est parfois taxé, non sans mauvaise foi, comme "de droite", ainsi lorsqu'elle reprend la thème de la sécurité, de la famille, de l'école, de la juste autorité ; il faut définitivement tordre le cou à l'idée qu'une fraction de la population s'arrogerait le droit de porter certaines valeurs, la différence vient non pas seulement des valeurs affichées mais de la manière de les appliquer et de savoir à qui elles profitent. Les prises de position de Ségolène enrichissent de ce point de vue le projet socialiste et se situent clairement à gauche; pour paraphraser la petite erreur de casting du candidat de 2002, le projet qu'elle porte est bien socialiste.

Ne pas injurier l'avenir

La phase que nous vivons au niveau du Parti socialiste et du pays implique que chacun sache raison garder. Personnellement j'ai la plus grande estime pour l'action de Lionel Jospin comme premier ministre lors de la précédente législature, je suis de ceux qui pensent que Jack Lang a été un immense novateur, que Dominique Strauss Kahn fut un ministre de l'économie des plus compétents, le pays a besoin de tous ces hommes pour la suite, raison de plus pour que le débat actuel sur le choix du candidat reste bien sur le terrain du renouvellement des idées et des pratiques et non pas sur la mise en doute de talents qui ont fait leurs preuves.
Les nouveaux adhérents du PS dont je suis ne veulent plus de ces débats stériles de courants autour de personnes mais d'un grand projet pour la gauche et pour la France. 

 

Marc DUPUIS
Membre du comité de soutien du 12ème

par Marc Dupuis publié dans : Témoignagnes
Vendredi 6 octobre 2006

Plus de 80 000 personnes dont je suis ont rejoint le parti socialiste depuis le début de l’année. Aucune enquête sérieuse et encore moins scientifique n’a été publiée quant à leurs motivations et personne ne peut prédire aujourd’hui qui ils choisiront en dernier ressort dans la compétition interne engagée pour choisir notre future candidat , et pourtant chacun s’accorde à dire que leur poids peut être décisif.

On peut toutefois risquer une hypothèse, les motivations des nouveaux adhérents ne sont guère différentes de celles des sympathisants sondés de manière continus par les différents instituts.

Quelles sont elles ces motivations, là encore j’avancerai quelques hypothèses fondées sur de nombreuses discussions avec des personnes les plus diverses :
 

        - Tout d’abord un formidable « désir d’avenir » face à une droite qui ne sait guère nous parler que de répression  et qui nous annonce d’emblée comme idéal le goût du risque d’autant plus facile à énoncer que ses bénéficiaires en sont à l’abri
       - Ensuite une autre manière de faire de la politique, vraiment révolutionnaire par rapport aux traditions de clientélisme autour d’ambition personnelles. La diversité oui, mais les chapelles non, tel pourrait être le Credo de nombreux nouveaux adhérents. D’où le succès des idées de démocratie participative et d’expertises citoyenne mis en avant  par Ségolène Royal.
       - En troisième lieu le passage à une autre génération d’idées qui tire les leçons de 1968 (tout est permis) et 1989(effondrement du bloc communiste et des repères qu’il a entraîné) . Cette nouvelle génération d’idées (l’âge ici importe peu) concilie les repères  nécessaires notamment sur la famille  avec les avancées démocratiques
       - En quatrième lieu, beaucoup des nouveaux adhérents ont pris conscience du danger qui menace la planète , ils veulent cependant conjuguer croissance et lutte contre les pollutions et sont séduits par cette autre idée révolutionnaire avancée par Ségolène, l’environnement comme nouveau relais  de croissance.

Certains, y compris aux Parti socialiste, font l’analyse que ces nouveaux adhérents ne seraient que des supporters de candidats  prêts à le quitter dès que l’élection présidentielle sera passée ce serait faire insulte à la volonté d’êtres acteurs de transformations profondes de nombre d’entre eux , au demeurant la réponse à cette question dépend largement de la capacité du PS à répondre à leurs aspirations profondes.

Les semaines qui suivent  seront décisives à bien des égards, non seulement pour se compter et faire des choix mais pour entraîner l’ensemble des nouveaux et anciens du PS vers la phase décisive menant au succès de l’ensemble de la gauche.

Amis du PS ne soyez pas frileux, autour de Ségolène, ouvrez largement les portes à cette nouvelle manière de faire de la politique qui peut entraîner la majorité des français vers une victoire en 2007 !

Marc DUPUIS
Comité de soutien du 12 ème à Ségolène Royal

par Marc Dupuis publié dans : Témoignagnes
Mercredi 25 octobre 2006

Olivier Saïller nouvel adhérent de la section souhaitait intervenir hier lors de l'AG contradictoire. Des problèmes de timing l'en ont empêché. Voici son intervention qu'il m'a fait parvenir par mail.

Vincent Rey


Olivier et Ségolène Royal lors du débat du 19 juin
dans le 19ème.

Bonsoir à toutes et à tous,

Je souhaite tout d’abord que cette soirée de débat de section contradictoire permette à chacune et à chacun de se forger tout en les confortant, en toute conscience son ou ses opinions envers chacun des candidats qui se présentent, en vue d’élire celle ou celui qui représentera notre parti a l'élection présidentielle de 2007.

Je souhaite ardemment que ces débats ne fassent pas rejaillir des querelles ancestrales à propos de tels ou tels courants; car n’oublions pas que nos divisions internes nourrissent, sans que l’on en ait conscience les argumentaires de nos meilleurs concurrents de la droite !

Si je vous fais part ce soir de mon implication pleine et entière dans les comités de soutien à Ségolène ROYAL, c’est que je n’ai pas trouvé l’essentiel des points qui me tiennent à cœur chez Dominique et Laurent:

Ces points que Ségolène à fait siens !
1) Renoncement au mensonge d’État
2) Constats successifs que nous, les citoyens ne sommes plus écoutés ni compris
3) Engagement sans équivoque contre les angoisses du lendemain, que vivent beaucoup de Français et Action immédiate contre les précarités.

Je tiens également à vous faire par, vous le comprendrez aisément d’un point primordial qui me tient à cœur :
L’aide que je souhaite active envers toutes les situations de handicap !

Certes, la plupart de chacune et chacun qui ne vivent pas cette situation ne peuvent pas saisir pleinement les difficultés quotidiennement rencontrées !


Pour ma part, j’ai connu quatre situations :
• le handicap lourd ? au cours des premières années de ma vie
• Puis l’espoir nourri par la Recherche, qui m’a permis de quitter mon appareillage
• L’aide active à des tiers, gravement malades ou lourdement handicapés
• Puis, le retour vers les eaux profondes et glaciales du ré-appareillage, aidé par des tierces personnes


J’ai noté que Ségolène, prend des engagements très significatifs :
• Envers La Recherche, rappelez-vous ma remarque précédente: Cette recherche aujourd’hui a vu ses budgets gravement réduits et amputés par une droite qui oublie très fortement qu’elle est le fondement de notre futur !
• Les moyens envers la santé, qui doivent être fortement augmentés et améliorés, pour que nul ne souffre plus.
La finesse de Ségolène, ne doit elle pas nous interpeller pour défendre autrement nos idées de gauche contre une droite outrancièrement réactionnaire ?

Les promesses fortement nourries de toutes les composantes de la droite, qui se transformeront, j’en suis certain en mensonges de demain.

Rappelons-nous, « Radio ChiChi » qui promettait de grandes choses concernant le handicap, promesse qui se sont traduites par une augmentation des frais de soins (cf. 1 € Raffarin), ainsi que le non adaptabilité des lieux publics (non prise en compte des multi difficultés des divers handicaps).

Les regards de Ségolène en disent plus long sur ses pensées que vous pouvez le croire !

Olivier Saïller

par Olivier Saïller publié dans : Témoignagnes
Mardi 20 février 2007

Le point de vue d’une militante sur le déroulement de la campagne au PS

Invitée à vous vous faire part de mes réflexions sur la campagne pour les présidentielles 2007, je veux d’abord préciser que mon engagement auprès du parti socialiste est récent puisqu’il date de moins d’un an.
Sympathisante socialiste depuis toujours j’ai décidé de franchir le pas car, vu de l’extérieur, nous étions plusieurs dans mon entourage à penser que si le parti socialiste ne se montrait pas plus soudé, ne transformait pas l’image plutôt négative qu’il donnait nous allions droit dans le mur et que nous les socialistes de cœur et les socialistes d’engagement serions dans l’incapacité de battre la droite en 2007.

Ignorante des pratiques usuelles d’un parti politique je suis donc arrivée dans la section du douzième arrondissement de Paris avec un œil neuf et encore un peu timide. Je dois dire qu’un accueil chaleureux m’a été réservé et m’a mise en confiance. Restée volontairement en retrait pendant quelques temps j’ai écouté, regardé et j’ai pris un deuxième engagement, celui de faire partie du comité de soutien de Ségolène Royal. C’est une femme certes et si elle élue quelle victoire dans ce monde encore trop dominé par les hommes que ce soit dans les partis, dans les administrations, dans le privé. Mais mon soutien tient aussi au fait qu’elle proposait une autre manière de faire de la politique.

Après son investiture, j’ai couru de débats participatifs en débats participatifs aussi bien dans ma section qu’ailleurs dans Paris. J’ai rarement été déçue et je crois que bon nombre des participants ont apprécié d’avoir ainsi la parole.

Je sais maintenant que les anciens et les très anciens militants qui ont apporté leur concours aux précédentes campagnes présidentielles, législatives, voire municipales n’ont pas ressenti le même enthousiasme que moi et ils manifestent quelquefois un peu d’amertume pensant que leurs précédents efforts ne sont plus reconnus. Je veux leur dire que c’est faux.
Nous avons tous besoin des uns des autres et d’être « tous sur le pont » pour distribuer les tracts, pour venir aux réunions de comité de campagne, où nous ne sommes pas encore assez nombreux et là je m’adresse surtout aux nouveaux adhérents car je reconnais que les anciens sont souvent là. Quelques élus de plus seraient également les bienvenus.

J’aimerais aussi que tous ceux qui ont bien voulu faire partie du comité de campagne de Ségolène Royal soient présents je n’en vois pas beaucoup dans la section, nous étions au moins 150. Où êtes-vous ? Il faut aider la gauche à remporter ces présidentielles et c’est dur, très dur, mais ensemble nous serons plus forts.

Nous avons pu le constater hier à la distribution de tracts à Lachambaudie, nous étions une dizaine et les 4 militants de l’UMP qui tractaient ont été impressionnés.

Alors maintenant faisons bloc et en avant.

Marceline

par Vincent Rey publié dans : Témoignagnes
Samedi 3 mars 2007

Le Président de l'U M P a récemment déclaré vouloir supprimer les droits de succession entre parents et enfants en arguant du fait qu'il ne fallait pas taxer le « fruit d'une vie de travail ». L'argument est en réalité très spécieux, tant il apparaît que la réalité est plus complexe que cette affirmation qui fleure bon la facilité.

En réalité, cette proposition ne fait que poursuivre le travail de sape de la fiscalité du patrimoine à  l’oeuvre depuis quelques années. En effet, les mesures d'allègement se sont succédées : instauration d'un abattement général de 50.000 euros  sur le patrimoine transmissible, relèvement de l'abattement préexistant de 46.000 à 50.000 euros, mise en place d'un dispositif temporaire de donation défiscalisée à hauteur de 20.000 euros (portée à 30.000 euros par la loi de finances pour l'année 2005)... Cette proposition s'inspire très directement des mesures de Berlusconi on de Bush visant tout bonnement à supprimer les droits de succession. Elle n'a en réalité rien de surprenant, venant d'une pensée néo-libérale.

Pour apprécier la portée de cette mesure, il convient donc tout d'abord de dresser le panorama de la fiscalité des successions en France

Ils ont un rendement non négligeable puisqu'ils devraient rapporter 7,2 milliards d'euros au budget de l'Etat en 2006 (projet de loi de finances). Pour mémoire, on rapprochera ce montant de celui de 1' impôt de solidarité sur la fortune (3,6 milliards d'euros en 2006) ou de l'Impôt sur les bénéfices des sociétés (48 milliards d'euros en 2005).

Une étude du Ministère de l'économie, des finances et de l'industrie ainsi qu'un rapport du Sénat faisaient apparaître des éléments très instructifs, sur la base de données datant de l'année 2000. Si l'opinion communément admise est que les droits de succession sont trop lourds et pénalisent les familles modestes et les classes moyennes, ces travaux montrent une toute autre réalité. Ainsi, seules 25 % environ des successions donnent lieu à taxation (en 2005, on dénombrait 144.000 déclarations de successions imposables pour 544.000 décès).

En clair, les mesures d'allègement votées récemment leur profitent et ne concernent pas les trois quarts des successions. Par ailleurs, le patrimoine moyen transmis s'élevait à 99 700 euros en 2000, mais le patrimoine médian n'était que de 55 325 euros, ce qui révèle de fortes inégalités.

Autrement dit, la concentration du patrimoine est importante ; 86 % des successions concernent des actifs nets taxables inférieurs à 150 000 euros et à l'inverse, 10 % des successions portaient sur 46 % du patrimoine total transmis par voie de succession. Le nombre d' héritiers s'élevait en 2000 à 1 115 000, parmi lesquels 725 000 enfants.

A la lecture des données qui figurent ci-dessus, on comprend aisément que la suppression des droits de succession favoriserait un nombre relativement restreint de contribuables et qu'elle intensifierait la concentration du patrimoine et, par suite, les inégalités sociales et économiques.
Les conséquences seraient particulièrement alarmantes sur le plan de l'augmentation des inégalités. En effet, la distribution des patrimoines est plus inégalitaires que celle des revenus: le rapport entre les 10 % des plus riches et les 10 % des plus pauvres passe de 1 à 4 pour les revenus à l à 64 pour les patrimoines.
 
En creusant un peu plus, on s'aperçoit que les travaux de I'INSEEs montrent que les 10% des ménages les plus riches détiennent 46% du patrimoine global (dont 59% du patrimoine financier), tandis que les 50% les moins riches n'en détiennent que 9%. Ainsi, les 3% des ménages les plus riches détiennent 36% du patrimoine financier.

La suppression des droits de succession pose également la question, du maintien des droits de donation, l'autre forme d'imposition de la transmission du patrimoine à titre gratuit, calqués sur les droits de succession. Supprimer les droits de succession mettrait eu danger l'existence des droits de donation (qui devraient tout de même présenter 1,62 milliard d'euro en 2006), ce qui, naturellement, aggraverait les effets budgétaires et inégalitaires

En résumé, la suppression des droits de succession présente toutes les caractéristiques d'une mesure anti-sociale: on l'a vu, elle conduirait à une concentration croissante du patrimoine, donc à un développement accéléré des inégalités, et pénaliserait le financement des politiques publiques ou aboutirait à un transfert d'imposition au détriment de l'ensemble des ménages et notamment ceux qui, aujourd'hui, ne sont pas concernés par l'imposition du patrimoine.

Gérard Rey, Conseiller de Paris

par Vincent Rey publié dans : Témoignagnes
 
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